AMÉNAGEMENT D'UNE CHAMBRE DE MALADE
Le lit sera placé au milieu de la chambre, On choisira de préférence un lit de fer. — Les matelas de varech ou de fougère ont sur les matelas de laine l'avantage de pouvoir être sacrifiés et brûlés sans hésitation à la fin de la maladie.
Il est souvent très utile d'avoir deux lits voisins. — Cela permet de faire le lit de la personne malade, en la t'ansportant sur le deuxième lit, d'aérer plus longtemps et plus complètement sa literie.
Pour préserver le matelas, on place souvent une toile imperméable entre le matelas et le drap. De même, pour que le drap du dessous soit moins sali, il est utile de mettre un? alèze (ou drap plié en plusieurs doubles) à la hauteur du siège. Cette alèze est bien plus facile à changer que le drap.
Les oreillers de crin, de balle d'avoine, de houblon, de kapoch sont préférables aux oreillers de plumes. Ils tiennent la tête moins chaude et donnent, en cas de fièvre, un réel soulagement.
Le balayage sera toujours fait avec de la sciure de bois humide : on peut, pour la mouiller, se servir d’une solution antiseptique de sulfate de cuivre à 5 grammes par litre d’eau.
Pour l’époussetage, ou plutôt pour l’essuyage, on se servira d'un torchon légèrement mouillé. On peut employer de l’eau renfermant par litre deux cuillerées à bouche d’eau de Javel.
Dans les villes, où la choseest possible, on aura également recours à l'ablation des poussières au moyen du vide.
Mais, si minutieuse que puisse être la propreté pendant tout le cours de la maladie, elle ne dispense pas de la désinfection, Celle-ci est d’ailleurs assurée dans toutes les villes importantes, dès que la déclaration obligatoire pour la plupart des maladies Contagieuses a été notiliée à la mairie.
Désinfection. — La désinfection bien faite est le meil'eur moyen de limiter les épidémies, de les enrayer sur place. — Pour les maladies endémiques existant à
l'état continu, la tuberculose par exemple, elle est encore le meilleur moyen pour en diminuer la fréquence et éviter les cas nouveaux.
La désinfection est très importante à la fin d'une madie. ,
Elle est surtout importante en cas de décès par une maladie contagieuse. Elle intervient alors en pleine période d’acuité. Dans les maladies terminées par la guérison, cette désinfection finale, si l’on attend pour la pratiquer la pleine convalescence, devient parfois un peu tardive, Elle survient alors que la période la plus contagieuse est terminée.
Dans beaucoup de maladies, contagieuses surtout par les déjections (choléra, fièvre typhoïde, dysenterie, tuberculose), les désinfections répétées au cours de la maladie sont au moins aussi importantes que la désinfection finale.
Ces désinfections réitérées sont possibles pour les maladies de courte durée, comme le choléra (dix jours environ), la fièvre typhoïde (quarante jours environ). Elles sont beaucoup plus difficiles pour la tuberculose, qui dure des mois et des années.
Là aussi pourtant, les précautions d’antisepsie sont nécessaires. Nous avons déjà indiqué au chapitre de la Stérilisation et Désinfection, les moyens les plus pratiques, même à la campagne.
Voici, d'autre part, les instructions sur la pratique dela désinfection, publiées par le Comité consultatif d'hygiène publique de France.
Désinfecter un logement, c'est vouloir tuer tous les germes pathogènes qui peuvent s’y trouver. Il faudrait donc que l’agent à employer füt capable de les y détruire en surface comme en profondeur.
Dans de telles conditions, les qualités qu’on doit rechercher …
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