‹ Hygiène médicale des cheveux et de la barbe [electronic resource]Chapitre 8 sur 67 · PATHOLOGIE DU CUIR CHEVELU · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE DU CUIR CHEVELU

OU HISTOIRE DES MALADIES PORTÉES AU TABLEAU SIMPLIFIÉ, ET CONSIDÉRÉES COMME CAUSES DIRECTES OU ÉLOIGNÉES DES CALVITIES DE LA PREMIÈRE CLASSE.

Eczéma.— Cette affection se manifeste sous deux formes distinctes, l'une sèche, l'autre humide.

L'Eczéma humide a son siège dans les glandes et vaisseaux sudoripares: c'est une irritation ou une inflammation de ces organes qui produit une sécrétion de sérosité claire, transparente, et quelquefois d'une telle abondance, que les cheveux en sont baignés. Lorsque celle sécrétion séreuse persiste longtemps, l'humidité constante dans laquelle se trouvent les cheveux finit par les altérer et par occasionner leur chute. Lorsque la sécrétion se tarit, les vésicules eczémateuses ne tardent pas a se dessécher et a tomber sous forme de pellicules blanchâtres. Souvent la dessiccation n'a lieu que pour les vésicules superficielles ; il en naît d'autres au-dessous qui remplacent les pre-

mièrës et entretiennent la maladie. — Passé à l'état chronique, l'eczéma se complique ordinairement de l'irrilation des glandes mucipares, et la peau se couvre alors de pellicules lamelleuses, minces et jaunâtres.

Eczéma sec, squameux. — Cetle variété de l'eczéma succède presque toujours a la forme humide, et en est, pour ainsi dire, la terminaison. Le cuir chevelu est couvert de squames ou écailles blanchâtres très-minces et peu adhérentes a la peau, excepté aux tempes et au-dessus des oreilles, où elles cachent des places humides. Le sujet éprouve de vives démangeaisons qu'il satisfait en se grattant ; alors les squames se détachent, tombent et découvrent des portions de peau irritées d'où s'échappe un léger suintement d'humeur transparente. Cette forme de l'eczéma produit quelquefois une telle abondance de pellicules, que les cheveux en sont comme poudrés. L'eczéma négligé est une des causes les plus communes de calvitie. Le professeur Alibcrt lui avait donné le nom de Porngine furfuracée.

Traitement.— L'eczéma humide cède ordinairement aux lotions émollientes employées pendant la période inflammatoire. Le traitement se termine par des lotions alcalines, avec deux ou trois grammes de sous-carbonate de soude dans quarante grammes d'eau, et mieux avec la lotion détersive coupée d une ou deux fois son volume d'eau.

L'Eczéma sec, squameux, se guérit au moyen de lavages d'eau savonneuse ou ammoniacale avec addition d'un gramme de carbonate de soude pour cent vingt-cinq grammes d'eau. Lorsqu'il résiste a ces lotions, on emploie la pommade citrine ou la pommade de Bien, ainsi composée :

Turbith minéral. ... 4 grammes.

Soufre sublimé 8

Cérat simple 50 —

Tout en reconnaissant les bons effets de celle pommade, nous devons a la vérité de dire qu'elle nous a été souvent inlidèle, tandis que nous avons toujours réussi avec le traitement suivant :

Lavez d'abord la tête avec une éponge irempée dans la lotion détersive indiquée au Formulaire de cet ouvrage. Après avoir bien nettoyé et séché le cuir chevelu, versez dans un vase parties égales d'eau de rivière filtrée et de la lotion sulfureuse, également indiquée au Formulaire. Trempez l'éponge dans ce mélange et bassinez le cuir chevelu aux endroits eczémateux ; laissez agir pendant quinze à vingt minutes, puis essuyez la tête et séchez les cheveux au moyen de serviettes mûres. — Trois ou quatre opérations semblables suffisent pour guérir complètement l'affection dont nous venons de tracer l'histoire.

impétigo. — Cette affection se manifeste aussi sons la forme sèche et sous la forme humide.

impétigo humide. — L'impétigo a son siège dan-, les glandes muci pares ou corps muqueux de la peau. Il débute par une irritation du cuir chevelu suivie de suintement ; bientôt après se développent des pustules croûteuses, flavescentes, ayant quelques rapports avec celles de la teigne muqueuse, avec laquelle on l'a souvent confondu.

Dans l'impétigo sec, les pustules remplies d'une humeur jaunâtre se vident promplement et se couvrent d'une croûte sèche, granulée, très-tenace. Les croûtes impétigineuses acquièrent quelquefois une grande dureté, et on éprouve beaucoup de difûculté a les détacher. C'est sous ces croûtes que se développent, chez les enfants négligés, malpropres, ces myriades pédiculaires qui font éprouver d'intolérables démangeaisons et entretiennent la maladie.

Traitement. — Ici, comme dans l'eczéma et presque toutes les affections dermiques, le traitement se compose d'émollients, de calmants, pendant la période inflammatoire, et de lotions, de pommades alcalines et détersives, lorsque l'irritation a disparu. — Les lotions sulfureuses, l'eau de Baréges, d'Enghien, l'hyposullite de soude, le chlorure de calcium, etc., sont employés dans le traitement de l'impétigo chronique. — Le traitement qui nous a le mieux réussi, dans les cas de chronicité, est un lavage du cuir chevelu avec Y alcoolé savonneux du Formulaire, suivi de l'application de la lotion sulfureuse. Trois ou quatre appli-

cations semblables combattent et détruisent l'impétigo le plus rebelle.

Psoriasis, Pityriasis. — Deux» affections offrant, a peu de différences près, les mêmes symptômes, et se guérissant par le même traitement. La manie des classifications, des distinctions, de créer du nouveau, a seule donné le jour à l'un de ces deux mots. Au lieu d'embarrasser l'art dermatoïatrique, déjà si difficile, n'eûl-il pas mieux valu dire que le pityriasis était une variété du psoriasis?

L'affection psoriasique est caractérisée par des tacbes squameuses, confluenles, plus ou moins étendues et fournissant, par la desquamation, une poussière écailleuse tantôt blanchâtre, tantôt jaunâtre. Celte maladie .n'est point particulière au cuir chevelu, elle peut envahir diverses régions du corps. La peau que recouvrent les taches squameuses est rouge, on y éprouve d'assez vives démangeaisons qui forcent a gratter; les écailles enlevées par les ongles laissent à découvert des surfaces irritées qui transsudent une humeur muqueuse, puisque c'est dans les glandes et canaux mucipares que siège le psoriasis.

Les débuts du psoriasis sont latents ; on n'y prête d'abord aucune attention : au bout d'un certain temps, l'épiderme se desquame sous forme de crasse visqueuse, chez les enfants, et de pellicules onctueuses chez les adultes. Il faut alors se hâter d'arrêter la maladie, car, si on la laisse marcher, elle envahit non-

seulement la peau du crâne, mais encore celle du front, des tempes et de la nuque : une abondante desquamation, a lieu, les cheveux se couvrent de pellicules, tombent, et la chute devient de plus en plus inquiétante, si on n'y porte un prompt remède. Le malheur, dans celte maladie, c'est qu'on fait usage d'eaux, de pommades, de spécifiques prônés dans les annonces de journaux, et la chute empire au lieu de s'arrêter. Les personnes sages devraient bien se tenir en garde contre les annonces, prospectus, etc., et, avant de se servir du prétendu spécifique, s'informer de la valeur scientifique de son auteur.

Quelquefois, le psoriasis semble s'arrêter tout a coup de lui-même, et recommence de plus belle, au bout d'un mois. A cette seconde apparition, la chevelure, considérablement éclaircie, fait craindre une dénudation complète de certaines places plus maltraitées que les autres. C'est surtout aux endroits des raies et derrière les oreilles que la calvitie porte ses ravages; on aurait pu la prévenir en consultant un médecin ; malheureusement, ce n'est qu'a la der- . nière extrémité qu'on y a recours, et lorsque la calvitie ne laisse plus d'espoir de guérison.

Traitement — Quoique le psoriasis et ses variétés coïncident avec un partait état de santé et qu'il n'entraîne point une calvitie incurable, il n'est pas moins très-affligeant pour les femmes de voir se dégarnir leur belle chevelure et d'attendre de longues année!

avant qu'elle ne repousse, et jamais aussi touffue qu'auparavant.

Le traitement interne de cette affection n'est nécessaire que lorsqu'elle dépend elle-même d'une maladie interne. Ainsi, lorsque, chez les femmes, le psoriasis dépend d'une dysménorrhée, c'est-à-dire d'une irrégularité ou d'une suppression menstruelle, il faut rétablir celte évacuation dans son cours normal habituel; si le psoriasis est entretenu par un afflux de sang a la tête, par des céphalalgies, il faut combattre ces symptômes, etc., etc.

Le traitement externe se résume dans les topiques émollients, lorsqu'il y a rougeur et inflammation de la peau; dans les alcalins et les détersifs, lorsque la maladie est passée à l'état chronique, et que le cuir chevelu est exempt de toute sensibilité douloureuse.

Nous nous sommes servi avec succès, dans le psoriasis chronique, delà lotion sulfureuse du FormuJ»ii?et après avoir préalablement lavé et nettoyé la tête avec Yakoolé savonneux. Cette lotion doit être employée cinq ou six fois en laissant un jour d'intervalle entre chaque application; si, comme nous l'avons dit plus haut, le psoriasis s'arrêtait pendant un certain temps, et reparaissait de nouveau, il serait nécessaire de revenir au même traitement.

llei'pcs fo us u ra us, Porrigo dccalvaii*. et mieux, Tache fonsnraiite. — Celle affection, éminemment contagieuse, a été rangée, par

If I

les auteurs, dans la famille des dartres furforacées ou des teignes amiantacées; elle débute par un point isolé sur le cuir chevelu ; ce point, très-petit d'abord, gagne, s'élargit, acquiert et dépasse la largeur d'une pièce de cinq francs. La surface de la tache est de couleur grisâtre ou jaunâtre ; quelquefois il s'y développe de petites vésicules éphémères, et toujours elle se couvre de petites écailles qui tombent et sont incessamment renouvelées. D'autres taches semblables se développent a côté de la première et peuvent se multiplier au point d'envahir la totalité du cuir chevelu ; partout où la tache s'établit, la tonsure est inévitable, mais momentanée, car les cheveux repoussent après sa guérison. Cette affection offre cela de particulier, que les taches suivent une marche successive, c'est-a-dire que l'apparition des nouvelles taches amène ordinairement la disparition des anciennes.

La tache tonsurante n'offre, le plus généralement, aucun signe d'irritation superficielle, ni d'inflammation latente ; la desquamation épidermique et la tonsure pileuse qu'elle produit fatalement n'occasionnent aucune douleur, et cependant elle est des plus désastreuses pour la chevelure ; elle n'abandonne un point que pour envahir l'autre, et parcourt ainsi, sans troubler la santé, la plus grande partie du cuir chevelu."

Depuis longtemps, celte singulière affection avait attiré l'attention des médecins, sans qu'ils eussent

nu en déterminer la cause, lorsque le docteur Gruby, savant aussi modeste que distingué, fit connaître, en 1841, le fruit de ses recherches microscopiques, dans un Mémoire qu'il adressa à l'Institut de France.

Selon ce médecin, la dartre ou tache tonsurante est spécialement due a la présence d'une plante cryptogame de la famille des champignons, qui s'attache au cuir chevelu, s'y développe, s'y multiplie, étrangle le cheveu et occasionne sa chute. Les travaux de Millier, de Julius Vogel, Lebert. Remack, Kuizing, Bennett et plusieurs autres, confirment la découverte du docteur Gruby, et assignent la même cause a plusieurs espèces de dartres, de teignes et autres dermatoses. Cette plante parasite entoure la base du cheveu, et lui forme une gaîne végétale qui l'accompagne depuis sa sortie du cuir chevelu jusqu'à trois millimètres, et donne a la base du cheveu un aspect grisâtre. A mesure que les cheveux percent la peau •du crâne, ils sont attaqués par le cryptogame, qui les (étrangle et les fait bientôt tomber. Cette affection est contagieuse, soit par le transport de la plante, soit par celui de ses spores, ainsi que le prouvent plusieurs observations, et entre autres celles des dociteurs Gillette et Dalmas. Ces médecins ont vu dans un •collège de la capitale un enfant, atteint de porrigo \decalvum, qui, en moins de quinze jours, conlagionna huit â dix de ses camarades avec lesquels il jouait d'habitude. Très-probablement la tache tonsurante

aurait porté ses ravages sur toutes les têtes du collège, si l'on n'eût pris le parti de séparer les enfants porrki gïneux.

En 1847, Charles Robin donna une monographie complète de ce cryptogame dans un ouvrage intitulé ; Des végétaux qui croissent sur l'homme et les animaux vivants. Ce micrographe y démontre que le mycoé derme, ou végétal de la teigne, est composé de trois éléments : 1° le mycélium, formé de tubes cylindriques, fourchus, cloisonnés, ayant quatre millimètres: de diamètre ; 2° les réceptacles ou sporanges ; 3° les: spores affectant la forme ronde ou ovale, et garnies: d'une poussière très-fine a leur centre.

Traitement. — Le docteur Casenave, qui s'est occupé spécialement des maladies du cuir chevelu, dit que, toutes les fois qu'il y a irritation dans la maladie qui nous occupe, on doit donner la préférence aux topiques adoucissants. Mais, quand la période ina flammaloire est passée, si toutefois elle a existé, on peut avoir recours aux infusions de roses de Provins? aux lotions alcalines, aux pommades de même nature La pommade au goudron et le sulfure de chaux lu ont souvent réussi.

Sans nullement révoquer en doute l'existence du ce traitement, nous croyons avec plusieurs praticien:! que la tache tousurante doit être attaquée d'emblée par des topiques énergiques, afin de détruire le crypj togame sur-le-champ s'il est possible. Le traitemem

suivant esl presque toujours couronné d'une prompte réussite.

Commencez par laver la tache avec la lotion détersirc ou avec de l'eau créosotée ; après l'avoir plusieurs lois lotionnée avec l'une ou l'autre de ces préparations, essuyez; puis trempez un pinceau dans une forte solution d'iodure-ioduré, et touchez la tache a diverses reprises jusqu'à ce qu'elle soit colorée en brun-rouge, et laissez agir sans essuyer; le lendemain, renouvelez la même opération. Le cryptogame est ordinairement détruit par ces deux applications. Cependant, si un seul point de la tache n'avait pas été bien attaqué par la solution iodurée, cela suffirait pour que le cryptogaine recommençât à repousser; alors, il deviendrait indispensable d'avoir recours aune troisième et même quatrième opération.

Fams.—Teifjne.— Cette maladie, qui est la plus grave de toutes celles qui attaquent le cuir chevelu, p son siège dans le conduit pileux et les cryptes sébacés qui entourent l'orifice externe de ce conduit. L'affection étant inflammatoire, il y a hypersécrétion de l'humeur sébacée, irritation plus ou moins vive du conduit pileux, et cette irritation se propage aux tissus environnants. Le favus offre plusieurs variétés, qui loules se guérissent pat le même traitement.

Le favus débute par l'irritation du conduit pileux, ainsi que nous venons de le dire; on aperçoit des points jaunâtres entourés d'un cercle rouge, au milieu

desquels le cheveu est pris. Ces points sont formé! d'une matière grasse qui bientôt se durcit et fait croûte. En peu de temps, ces petites croûtes se dépriment a leur centre et se creusent en godet ; puis elles s'élèvent au-dessus du niveau de la peau, offrant un rebord épais, irrégulier, blanchâtre. Dans la teigne confluenle, toutes ces petiles croûtes se rapprochent, se réunissent et finissent par former de larges croûtes sur une grande étendue. Plus tard, ces croûtes se brisent; leur détritus se répand de tous côtés en poussière, et dans les fentes on aperçoit la peau rouge, suintante et exhalant une odeur nauséabonde. Tant que le cheveu existe dans son entier, les croûtes tombées se renouvellent; lorsque les cheveux, altérés par la maladie, tombent, l'ulcère favique, étant débarrassé du corps étranger qui l'irritait, change d'aspect et souvent se guérit.

Nous ne nous occuperons point ici des variétés du favus : ces descriptions appartiennent aux ouvrages de médecine ; mais nous dirons que, de tous les traitements préconisés contre la teigne, celui des frères Mahon est resté comme le plus sûr et le meilleur. Le gouvernement, dont le devoir est de récompenser les inventeurs de découvertes utiles a l'humanité, aurait dû acheter la formule de MM. Mahon, afin de la rendre publique; cela n'ayant pas été fait, le traitement Mahon est toujours resté secret, et les héritiers continuent de l'appliquer, même dans certains hôpitaux de

Paris et de la province, qui se sont empressés de leur ouvrir leurs portes.

Les frères Mahon, habiles praticiens, avaient observé que les cheveux sortant au milieu des croûtes faveuses étaient la principale cause qui entretenait et prolongeait la maladie; en détruisant cette cause, ils pensèrent que la cure des teignes serait moins longue, moins difficile, et le succès prouva qu'ils ne s'étaient pas trompés. Voici l'exposé du traitement curatif des frères Mahon, dont Rayer a rendu compte dans son traité des maladies de la peau.

« MM. Mahon commencent leur traitement parla coupe des cheveux a un pouce du cuir chevelu, afin de les faire tomber pins facilement; ils détachent ensuite les croûtes a l'aide de cataplasmes ou d'onctions faites avec l'axonge, puis lavent la tête avec de l'eau et du savon. Ces moyens sont répétés, jusqu'à ce que le cuir chevelu soit entièrement nettoyé.

Alors commence le second temps du traitement, dont le but est l'arrachement des cheveux, sans douleur, sur les parties teigneuses. Tous les jours, on fait des onctions avec une pommade épilatoife, et, une fois par semaine, on saupoudre les points malades d'une poudre épilatoire. Les jours où l'on ne met pas de pommade, on peigne les cheveux avec un peigne lin, et ils s'arrachent sans efforts ni douleur. Ce traitement doit être continué plus ou moins longtemps, selon la gravité de la maladie : il peut durer de deux

à trois mois. Vers le milieu du traitement, on remplace la première pommade épilatoire par une autre plus active dont on fait usage pendant quinze à vingtcinq jours. Après cela, on ne fait plus usage de celle pommade que deux fois par semaine. Les cheveux doivent être peignés, ainsi qu'on l'a dit plus haut, les jours où l'on ne pratique pas les onctions avec la pommade, afin de détacher les cheveux et de les empêcher de repousser jusqu'à ce que les plaques teigneuses soient détergées et guéries.

Pour remplacer la pommade Mahon qui est restée secrète, M. Petel, de Louviers, a proposé la pommade suivante qui, selon lui, atteint le même but.

Chaux vive 120 grammes.

Charbon pulvérisé. ... 8 —

Opérez le mélange dans un mortier.

Ainsi qu'on vient de le voir, la première condition du traitement de la teigne consiste à faire tomber les croûtes au moyen de cataplasmes émollients, puis d'appliquer une pâte ou une poudre dépilatoire afin

TOMMADE ÉPILATOIRE.

Soude du commerce. .

Chaux éteinte. . . .

Axonge fraîche. . . .

00 centigrammes.

4 grammes.

POUDRE ÉPILATOIRE.

■d'opérer la destruction des cheveux et <le s'opposer à ce qu'ils repoussent pondant toute la période du traitement. Or, quoique le procédé Mahon soit resté secret, on peut obtenir et l'on obtient chaque jour la guérison de celle maladie au moyen d'un autre dépilatoire, celui-ci par exemple :

Sulphydratè de soucie. . . 6 grammes.

Chaux éteinte 4 —

Amidon en poudre. ... 2 — Eau filtrée autant qu'il en faut pour former pâte.

Les cheveux sont ensuite saisis a la sortie de leurs conduits et arrachés sans effort soit avec les pinces, soit avec des bandelettes enduites de gomme ammoniaque. On fait ensuite, pour délerger les petites plaies qui ont été laissées a nu par la chute des croûtes, des lotions avec l'iodure de soufre ou le protoiodure de mercure. Sous l'influence de ce traitement, l'affection I faveuse ou teigneuse ne tarde pas à se dissiper, le I cuir chevelu reprend sa santé première, et les cheveux perdus repoussent en peu de temps.

vitiligo, maladie blanche, — Cette affection est caractérisée par une décoloration de la peau, par taches ou plaques irrégulières, se rapprochant plus ou moins de la forme ronde. Les cheveux et poils qui existent sur la tache ou tombent ou sont décolorés, mais le plus souvent ils tombent, la tache devient lisse, i prend une coideur jaunâtre ou rougeâtre; plus lard.

de petits poils blancs, très frêles, remplacent ceux qui sont tombés.

Le siège du vililigo est placé dans l'humeur pigmenlaire de la peau ; le défaut de sécrétion ou la décoloration partielle de celte humeur produit nécessai- , rement la tache blafarde qu'on aperçoit a travers l'é- 1 piderme. Mais pourquoi les cheveux qui puisent leurs § sucs nutritifs dans le tissu cellulaire sont-ils frappés i de décoloration en même temps que la matière colorante de la peau? C'est probablement parce qu'il existe entre l'une et l'autre des sympathies que la Jj science n'a encore pu définir. Quoi qu'il en soit, le I vitiligo entraîne toujours ou la chute du poil ou sa dé- j coloration.

Traitement. — La cause de la décoloration pi- I leuse étant inconnue, il restait aux tâtonnements de l'expérimentateur la découverte des moyens propres à combattre le vitiligo. Ces moyens sont l'application de topiques excitants, irritants même, afin de rappeler la sécrétion du pigment diminuée ou tarie, et de la ramener à sa couleur primitive. Voyez au chapitre vu l'histoire physiologique de la canitie et les remèdes employés pour la combattre.

Nous nous abstiendrons de parler ici de la chute des cheveux par cause d'infection syphilitique. Celte maladie, étant de nature particulière, exige un traite- i ment interne et-exlerne dirigé par des médecins spéciaux.

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