II BIT ET KNSKIGNEMENT
dont il est sans cesse entouré, influences par lesquelles il vit, et aussi par lesquelles il meurt. Physiques ou morales, ees influences modifient l'organisme humain, et tantôt en maintiennent, tantôt en dérangent l'équilihre ; elles sont donc nécessairement du ressort de l'hjgiène. Quoi de plus variable en efl*et que la vie de l'homme? c'est un haut et un bas continuel, c'est du calme et de la fièvre, c'est du plaisir et de la peine; c'est tantôt un mouvement d'expansion , tantôt un de concentration ; c'est une oscillation continuelle entre le plus et le moins , entre le trop et le trop peu.
Par exemple , en physique , le corps de l'homme est sans cesse en action^ pour se maintenir à une température uniforme, malgré le froid extérieur qui lui soutire de
DE l'hygifnf.. ni
son calorique propre, et tend à ralentir son mouvemeiil vital, on, malgré la chaleur qui l'excite, et tend à précipiter ses actes fonctionnels. Au moral , ses facultés intelJectuelles ne s'exercent pas deux instants de suite avec le même degré d'énergie; et combien de fois sa raison n'est-elle point en lutte avec ses passions, ou ses passions entre elles! et combien d'influences physiques, combien de causes morales ne viennentelles pas l'agiter, le troubler, le bouleverser! On voit quelquefois régner le calme sur l'Océan ; il ne lui est pas permis d'exister dans l'organisme humain.
Et cependant l'homme ne saurait se soustraire à toutes les influences ; si la moindre particule de cet univers est modifiée par 1j grand tout, contre lequel elle réagit à