‹ Hygiène moraleChapitre 51 sur 63 · V. — Habitudes morbides · texte numérisé non relu

V. — Habitudes morbides

Alors même que la maladie n'a point passé sur les organes, le temps seul, comme le dit Michel Lévy \ l'inexorable temps détériore par degrés leur structure et leur jeu ; les actes physiologiques s'affaiblissent et s'éteignent , des états morbides surviennent comme résultats d'efforts désespérés de la puissance conservative et ce qui eût été danger à une autre époque de la vie, devient habitude nécessaire pour le moment.

C'est en voyant, dit le même auteur, tous les organes soumis à des habitudes physiologiques, que l'on ne saurait douter de leurs aptitudes pathologiques. Il en est même qui s'acquièrent à volonté; telles sont certaines fièvres intermittentes, et comme exemple bien remarquable, tel est le fait observé et raconté par Brachet, de Lyon, qui allant, chaque jour, à- la même heure, sous une température de 5°, prendre un bain d'immersion dans 4e

i. .M. Lévy, Traité d'Hygiène. 5e édit. Paris, 1869, t. I, chap. vi.

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