‹ Hygiène moraleChapitre 52 sur 63 · HABITUDES MORBIDES I 8 I · texte numérisé non relu

HABITUDES MORBIDES I 8 I

Rhône, en vue de réaction fébrile, acquit ainsi une fièvre intermittente quotidienne parfaitement déterminée, comme effet de cette réaction qu'il se proposait et qu'il dut ensuite conjurer par des antipériodiques, même après avoir cessé tout usage du bain froid.

Combattre, au nom de l'hygiène, toutes les habitudes qui portent atteinte à la santé, n'est que simple raison et prudence, et quel que soit leur empire, elles ne sauraient être justifiées ni autorisées, pas plus que celles des poisons.- L'hygiène elle-même saura d'ailleurs en régler la suppression par de sages conseils, et par d'efficaces mesures; elle saura toujours éclairer ceux qui prétendraient les consacrer sous de vains et spécieux prétextes.

Combattre des habitudes qui blessent à la fois la morale et la société, qui dégradent et avilissent la dignité de l'homme, n'est plus seulement raison et simple bon sens, c'est un devoir et un devoir devant lequel toute habitude de ce genre doit fléchir, quelque tyrannique qu'elle soit. Si elle est récente, si elle se rencontre dans le jeune âge, la tâche sera toujours plus facile, et l'éducation seule pourra

P. Jolly, Hygiène. 1 1

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en faire justice, car elle n'est alors qu'un fil de soie facile à rompre, comme l'a dit un illustre écrivai n; mais si elle est ancienne, invétérée, si elle asservit le vieillard, elle est une chaîne qui sait résister davantage aux efforts de la raison ; et néanmoins, aux yeux du sage, aucune ne peut être réputée absolument réfractaire ou indomptable. L'homme reste toujours libre sous l'oppression de ses habitudes, comme sous la servitude de ses passions. Toutes ne sont que des épreuves contre sa puissance volitive, et si la lutte est déjà une vertu, le succès sera une victoire.

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