‹ Hygiène scolaireChapitre 13 sur 106 · PLAN · texte numérisé non relu

PLAN

cernent choisi est malsain et humide ; le modèle avait îles dimensions données, on n'a donc pu le placer dans un terrain parfaitement situé, mais qui eût exigé un plan long au lieu d'un plan large, et ainsi de suite... ' »

Hâtons-nous de dire que la circulaire ministérielle du \lx mars 1*S72 ne consacre pas une obligation aussi étroite, tant s'en faut, et qu'elle n'impose l'uniformité de plan que pour des mesures intérieures, là où il n'est plus permis d'y voir un inconvénient ou un danger, au point de vue qui nous occupe surtout : l'hygiène de l'école.

Aux termes de la circulaire: « Ces plans ne sauraient en toute circonstance être suivis d'une manière exacte. Il est évident que les constructions sont subordonnées aux dispositions et à la contenance du terrain sur lequel elles doivent être élevées. Ces modifications toutefois ne peuvent s'écarter des prescriptions

des règlements relatives aux dimensions de la salle

de classe, à la détermination du nombre des élèves, à la hauteur des classes, etc. »

Il est donc permis d'espérer que le médecin, pas plus que L'architecte, ne sera jamais arrêté par une lin de non-recevoir, toutes les fois qu'il réclamera une modification exigée par l'hygiène de l'École.

Le plan modèle n'est point une formuleohligaloire; en pouvait-il être autrement? Il ne saurait y avoir encore ni modèle définitif, ni type arrêté, sur un sujet à peine soumis à un examen approfondi et à une

]. Construction ci installation des écoles primaires , par Y . Narjoux, Encyclopédie d'architecture. Paris, Morel, 1873.

étude comparée. Ceux qui craignent les abus de la réglementation, peuvent se rassurer sur ce point, quand on voit si souvent établir le plan de l'École pour le terrain tel quel, de forme et dé dimensions quelconques dont on dispose, au lieu de choisir le terrain pour l'école et pour les besoins qu'elle présente, selon la localité, la population, etc. N'est-ce pas un véritable tour de force que d'avoir édifié une école de 1200 élèves, comme tel établissement bien connu, sur un terrain étroit, et d'une configuration peu favorable î L'architecte a su résoudre à son honneur le difficile problème qu'on lui imposait; mais cet exemple n'en prouve pas moins que le plan-type n'existe pas, même pour les écoles supérieures; il prouve aussi, selon nous, que l'hygiène scolaire n'a point encore obtenu dans les conseils de l'administration l'importance légitime que l'intérêt de la santé des enfants commanderait de lui donner.

Nousn' avons pas à juger les plans de maisons d'école proposés à diverses époques, notamment lors de l'Exposition de 1867, par la commission du ministère de l'instruction publique : à chacun sa spécialité et sa responsabilité. Mais il nous semblerait au moins prudent que l'administration, avant de donner une école nouvelle, un collège ou un lycée à construire à un architecte, imposât l'obligation d'étudier sérieusement ce que l'on a fait à cet égard à l'étranger.

Tout au moins devrait-il y avoir au Musée scolaire de la Ville, une collection de plans d'écoles de tous les pays, dont l'étude comparée serait éminemment instructive.

Fait-on mieux que nous, nous nous instruirions ue

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