‹ Hygiène scolaireChapitre 12 sur 106 · EXPOSITION · texte numérisé non relu

EXPOSITION

S'il est bon, à bien des points de vue, que racole soit proche de l'Église, il importe cependant que ce voisinage ne soit pas trop immédiat. Nous visitons une école de Paris, dont le préau a pour limites le mur même de l'Eglise. Pour ne pas troubler les ofliees, on est obligé de forcer les enfants à modérer leurs jeux et leurs cris. Or ces jeux, ces cris, sont un besoin physiologique chez reniant, ils sont le meilleur remède aux inconvénients de la station assise prolongée el des attitudes vicieuses que prennent les élèves sur les bancs des écoles.

Inutile d'ajouter d'autre part (pic rien dans le voisinage de l'École ne doit être de nature à exposer les enfants à de fâcheuses impressions morales Le cabaret, par exemple, n'est pas toujours a^sez éloigné de l'École dans certaines localités. Cet état de choses rappelle trop le temps où l'un pouvait voir dans quelques communes le même local servir aux deux usages.

Pion de l'École. — A-t-oii clioisi un emplacement convenable, une exposition et un voisinage favorables, il faut encore ne pas compromettre ces avantages par

la disposition, par le plan, adoptés pour les diverses parties de l'École. Relativement aux dimensions de l'École, un premier point que l'on ne doit jamais oublier dans la détermination du plan, c'est de faire

avons souvent observées chez les directeurs ou directrices, dans les ' écoles dont nous sommes chargé. Ici, comme en plus d'un point, l'application des préceptes de l'hygiène scolaire ne sera pas moins précieuse pour les nraitres que pour les élèves.

l'école trop grande aujourd'hui, afin qu'elle ne soit pas trop petite demain pour la population qui la fréquentera. L'insalubrité de beaucoup d'écoles tient à l'encombrement, que l'on aurait pu prévenir au moyen de cette simple précaution.

En ce qui touche la disposition de l'École, pour simplifier la question, pour donner aux écoles du pays une uniformité qui peut présenter certains avantages, pour inspirer aux architectes le goût de constructions moins prétentieuses, moins coûteuses, et en même temps plus conformes à l'hygiène, l'administration a fait établir « des plans modèles qui peuvent être consultés à la Préfecture, par les architectes et entrepreneurs, à l'effet de dresser, selon les prescriptions réglementaires, les projets dont ils auront été chargés i ».

Ces plans, s'ils étaient strictement obligatoires, mériteraient assurément la critique très-vive qui vient d'être adressée aux termes trop formels d'un Rapport ministériel de 1867, suivant lequel « le plan modèle est exécutable partout » .

« Il ne s'agit alors, a-t-on dit, que de réaliser un modèle tout fait : l'entreprise est peu compliquée, les questions d'orientation, d'emplacement, sont laissées de côté, le préau est mis au nord, au lieu de le laisser profiter du soleil du midi, et de lui faire protéger de côté, contre les chaleurs, le bâtiment de la classe; l'école donne sur une route passante dont le bruit incommode et dérange les élèves, ou bien les voies d'accès sont insuffisantes en toutes saisons, i'empla-

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