CUBAGE DE L'AIR G
Des expériences faites, il résulte que l'air d'une salle d'école ne conserve sa pureté pour les sens et son innocuité qu'autant que de 10 à 15 mètres cubes d'air pur seront fournis par enfant et par heure.
Pour assurer dans la classe en toutes saisons un apport régulier de cette quantité d'air pur, et la sortie de Fair vicié, on a recours à la ventilation.
Ventilation. — Parmi les moyens de ventilation, il s'agit d'en trouver un, peu compliqué, efficace, et d'un prix qui ne soit pas trop élevé, car il ne faut pas oublier qu'il y a à Paris 260 écoles, représentant environ 700 classes ' ; et que dans beaucoup de petites villes et de communes, plus qu'à Paris encore, un appareil coûteux, difficile à manier et à réparer, sera impraticable et nécessairement condamné d'avance.
Ici donc, pas d'appareils mécaniques, pas de ventilation artificielle ; les expériences faites à tant de liais dans nos hôpitaux, dans de grands établissements, dans nos théâtres, n'ont pas d'ailleurs donné tous les résultats que l'on en attendait. On fera l'application des procédés les plus simples de la ventilation naturelle, qui ne sont pas les plus mauvais, si l'on comprend tout le parti que l'on peut en tirer. Ils sont souvent aussi les seuls possibles, car il faut songer que dans la plupart des anciennes écoles, et même dans beaucoup de nouvelles, il n'a été pris aucune dispo-
1. Il y a à Paris 128 écolos primaires publiques de garçons, 131 écoles de filles; les premières divisées en 366 classes; les secondes en 315 classes : total, 259 écoles divisées en 681 classes.
sition spéciale pour assurer le renouvellement de l'air de la classe.
Il ne faut pas confondre un grand mouvement d'air avec une bonne ventilation. Celle-ci ne peut exister qu'autant qu'il y a une distribution uniforme de l'air pur dans toute la pièce. Ainsi une cheminée qui tire trop énergiquement détermine l'appel d'une grande quantité d'air, qui entre sous les portes, glisse le long du plancher, glace les pieds et les jambes, mais ne se mélange que lentement à l'air du reste de la pièce. Il y a là un courant d'air plus ou moins violent, non une ventilation parfaite.
Parmi les moyens de ventilation les plus simples, on ne dédaignera pas 'l'ouverture régulière des fenêtres et des portes. L'été, elle pourra avoir lieu un certain nombre de fois par heure, pendant la présence des élèves, en ayant soin de ne pas établir de courants d'air nuisibles ; par exemple, en ouvrant alternativement les fenêtres de droite, puis celles de gauche, ce qui n'est pas malheureusement toujours sans inconvénient pour les élèves placés dans leur voisinage.
Ou bien, pendant les repos, au moment où les enfants quittent la classe pour descendre aux préaux ou aux cabinets, on ouvrira simultanément les fenêtres opposées ; on obtiendra ainsi en l'absence des élèves un renouvellement complet de l'air de la classe. Ces mesures doivent être prises en hiver comme en été.
Si la classe n'a de fenêtres que d'un côté, on doit placer des ventilateurs du côté opposé. Il faut que l'on puisse ouvrir, pour ventiler, les cloisons vitrées qui séparent deux classes contigiïes.
En tout temps, pendant la présence des élèves, l'air