VENTILATION
de la classe sera encore renouvelé en partie par l'ouverture de vasistas à soufflet, ou de carreaux mobiles, établis dans les parties supérieures des fenêtres, ou par le moyen de cadres de toile métallique.
La circulation d'air que produit une petite roue à palette tournant sur un essieu, et fixée dans une ouverture d'un des carreaux des fenêtres, serait très-utile ; mais il faut parvenir à faire fonctionner cet appareil dans une classe sans qu'il détermine de bruit ou de la distraction pour les élèves.
A ces moyens élémentaires on peut en ajouter d'au- |res dans les écoles à construire.
Comme les fenêtres des écoles sont réglementairement placées à lm,5<) du plancher, il est à craindre que l'air des parties basses de la salle ne soit pas suffisamment renouvelé par les procédés ci-dessus.
Des ouvertures multipliées et d'un diamètre convenable, pratiquées de distance en distance dans les murs des deux cùtés les plus longs delà classe, disposées, l'une un peu au-dessus du niveau du plancher d'un côté, l'autre au ras du plafond de l'autre côté ', muoies d'un grillage métallique, et pouvant être réglées par un registre, donneront, celles d'en bas, entrée à l'air pur, plus froid, celles d'en haut, issue à l'air vicié, qui par sa température plus élevée tend toujours à monter vers le plafond.
I. Le plafond (\f la classe doit être plat, sans solives m relief; il ne doil pas être cintré. — Ces dernières dispositions accumuleraient les miasmes dans la partie supérieure de la pièce : c'est ce qui rend insalubres plusieurs magnifiques écoles anglaises, où l'on abuse de la disposition ogivale des plafonds et des fenêtres.
Voici encore un moyen simple, quoiqu'un peu plus coûteux, d'obtenir ce résultat : on établit dans les murs extérieurs des orifices communiquant avec la classe par des tuyaux, des gaines, ou des canaux en briques creuses, qui viennent s'ouvrir dans le plancher, pour verser dans la classe l'air pur du dehors. Des registres règlent la quantité de l'air à introduire, et sa distribution. D'autre part, au plafond, l'air altéré vient s'échapper par l'ouverture en entonnoir, d'un tuyau montant à 1"',50 au-dessus du faîte du toit, tuyau coudé brusquement à son extrémité supérieure ouverte, laquelle est mobile comme une girouette, afin de présenter toujours son orifice au côté opposé à la source du vent.
On déterminera ou l'on activera la sortie de l'air impur, en hiver, au moyen de la chaleur du poêle dont le tuyau sera dirigé dans la gaîne destinée au passage de l'air vicié; en été, en maintenant allumés quelques becs de gaz, dans l'intérieur de cette même gaîne, afin d'y développer un courant ascendant. Nous avons vu ce double système appliqué dans plusieurs écoles.
Il ne faut compter qu'avec réserve sur l'introduclion de l'air pur, et la sortie de l'air vicié parles fentes des portes et des fenêtres, bien qu'un hygiéniste anglais ait estimé à environ <S pieds cubes (le pied anglais vaut 3 décimètres) la quantité d'air qui passe par minute entre chaque fenêtre et son encadrement. En admettant même un chiffre essentiellement variable, et la distribution régulière de l'air ainsi introduit dans toute la pièce, la quantité que recevrait par minute chaque élève serait tout au plus suffisante pour maintenir la