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MODE D'ÉCLAIRAGE

temps et d'argent, service facile, pouvoir éclairant plus considérable: tels sont les avantages principaux qui déterminent ce choix. L'hygiène approuve ce mode d'éclairage pour les classes, à condition cependant que l'on prendra certaines précautions.

lu kilogramme de gaz d'éclairage exige, pour sa combustion, 13 620 litres d'air.

LTn bec de gaz brûlant 158 litres de gaz par heure, consomme dans le même temps "234 litres d'oxygène, et verse dans l'atmosphère de la salle plus de 128 litres d'acide carbonique (sans parler des autres produits gazeux, et du charbon divisé qui se répandent dans la pièce). En outre, il élève de <)°à 100°, 154 mètres cubes d'air.

Une telle consommation d'oxygène, la production d'une aussi grande quantité d'acide carbonique, Télé* vation considérable de la température, exigent des dispositions spéciales, si l'on veut rendre inoirensif dan- le- classes l'usage de ce combustible.

La classe éclairée au gaz devra être plus grande et mieux ventilée. On maintiendra toujours ouverts des vasistas à soufflet, afin d'assurer l'entrée permanente d'une nouvelle quantité d'air, qui, réfléchie d'abord vers le plafond, se répandra ensuite dans toute la classe. In ou plusieurs orifices d'évacuation de l'air vicié, devront être disposés et calculés, suivant le nombre de becs de gaz allumés, la consommation d'oxygène, et la production d'acide carbonique.

M. le docteur Vernois conseille, « pour protéger la tète des enfants d'un excès de température, démettre entre la table de travail et le réflecteur une distance qui, expérimentalement, a pu être fixée à Im,30, 40,

ou 50, distance à laquelle la vision est parfaite, et l'augmentation de la chaleur nulle, car l'air chaud a toujours tendance à monter et non à descendre, et en même temps on soustrait l'élève à l'action directe et fatale du rayonnement <. »

Pour les écoles anciennes, M. le général Morin a a indiqué des moyens d'un emploi toujours facile, peu coûteux, et dont l'expérience a été faite.

« Afin d'assurer l'évacuation des gaz chauds provenant des appareils d'éclairage, et d'éviter leur diffusion près des individus, on dispose des orifices de sortie de l'air vers le plafond. Des gaines d'appel dont on calculera la section... de manière que l'air soit renouvelé quatre ou cinq fois par heure, seront établies en plusieurs points; ou, s'il n'est possible d'en construire qu'une seule, on la mettra par un conduit horizontal supérieur, en communication avec une série d'orifices ouverts dans l'un des plus grands côtés de la salle. A la base de cette gaîne, on établira, soit un petit foyer, soit des becs de gaz brûlant chacun 100 ou 120 litres à l'heure, au nombre de trois ou quatre, afin d'acîiver l'appel, quand la température extérieure sera trop élevée pour que la ventilation naturelle suffise. »

« Du côté opposé à celui où se fera l'évacuation, on disposera les carreaux supérieurs des fenêtres en vasistas à soufflet, que l'on ouvrira plus ou moins, selon les besoins, et en grand nombre, pour assurer la rentrée de l'air extérieur le plus près possible du plafond. En multipliant et en modérant convenable-

1. Vernois, Rapport sur Vètat hijqiènique des lycées de F Empire. Paris, Baillière, 4868.

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