ÉCLAIRAGE DE LA CLASSE
jours aux dépens de l'oxygène de la pièce éclairée »-, et les produits de la combustion sont versés directement dans l'air do la salle.
La nature et la quantité de ces produits varient avec les combustibles et les appareils employés.
Mode d'éclairage. — Un mot des combustibles qui ont été, ou qui sont en usage dans les classes l'huile, l'huile de schiste et le gaz.
La combustion de l'huile végétale, minérale ou du gaz, absorbe une quantité '.considérable d'oxygène, donne lieu à un dégagement de vapeurs irritantes, d'hydrogène carboné, d'acide carbonique et de charbon très-divisé. Une proportion excessive de ces vapeurs détermine de la toux et du larmoiement. En outre, celte combustion produit une élévation plus ou moins grande de température.
Le meilleur combustible est celui qui, à égalité de pouvoir éclairant, donne le moins de vapeurs. Pour la même raison, l'appareil le plus parlait, est celui qui détermine la combustion la plus complète, et dont les produits sont complètement entraînés hors de la pièce.
L'huile végétale de colza, bien épurée, brûlée dans
1. Dans le nouveau collège Cliaptal, l'architecte avait proposé un système d'éclairage dans lequel la combustion du gaz aurait eu lieu aux dépens, non plus de l'air de la pièce, mais de l'air introduit du dehors.
11 a fallu reculer devant la dépense qu'entraînait ce projet, inspiré par une idée excellente au point de vue de l'hygiène de la
une bonne lampe répand dans l'air peu de vapeurs, et développe une chaleur très-modérée. Ce combustible n'exige pas moins le renouvellement de l'air de la classe, car pour brûler 1 kilogr. d'huile, il faut plus de 11 000 litres d'air. La malpropreté inévitable et la dépense occasionnées par ce genre d'éclairage doivent le faire abandonner pour l'usage des écoles.
L'huile de schiste dégage en brûlant des vapeurs empyreumatiques désagréables. En outre, si l'huile est imparfaitement raffinée , elle laisse échapper, même à la température ordinaire, des produits volatils facilement inflammables; d'où le danger des explosions et des incendies, si l'on approche imprudemment une lumière de ce combustible, si la lampe mal construite a son réservoir trop rapproché du bec, si le réservoir n'est pas plein au moment où l'on allume la lampe.
L'usage de ce combustible exige donc que l'on veille avec soin sur la qualité de l'huile employée, la perfection et l'état de l'appareil. Les lampes à huile minérale devront toujours être placées assez haut pour que les enfants ne puissent y atteindre. Un combustible et un appareil qui demandent tant de soins et de précautions peuvent-ils être considérés comme pratiques pour l'usage des écoles * ?
Le gaz d'éclairage tend à se substituer partout aux autres combustibles. Propreté absolue, économie de
1. Nous devons le dire cependant, un éclairage de ce genre a été adopté, et nous l'avons vu fonctionner sans aucun accident depuis cinq ou six ans, dans plusieurs sections des cours d'adultes de 1 Association polytechnique, à Paris.