HAUT
disposé, contraint môme, s'il est petit, à se pencher sur la table, pour s'en rapprocher. La surveillance du maître ne peut rien contre une habitude qui résulte de la construction vicieuse du mobilier. L'enfant ainsi allongé, le corps courbé en avant, a la tête et les yeux près du livre, condition qui congestionne le cerveau et contribue à déterminer la myopie. De plus, une des épaules soulevée sans cesse par la table devient et reste plus haute que l'autre : la poitrine s'affaisse, et les fonctions de la respiration et de la circulation souffrent de cette mauvaise attitude prolongée. On verra, au paragraphe réservé aux maladies scolaires, d'autres conséquences de ces attitudes.
Ces résultats sont inévitables et plus accusés si le pupitre et le banc ne sont pas proportionnés à la taille des élèves, si le siège ne présente pas de dossier où l'enfant puisse s'appuyer, si la barre destinée à supporter les pieds est placée trop loin ou trop près pour permettre à l'élève d'en faire usage.
C'est un véritable supplice pour un enfant que la réunion de ces conditions défavorables. L'attitude assise exige, pour que le corps se maintienne droit et que la tête reste relevée, le concours actif et énergique des muscles du dos. Tout travail musculaire détermine bientôt de la fatigue et le besoin de repos. L'enfant assis depuis une heure sur un banc étroit, sans dossier, cherche un point d'appui; il n'en peut trouver qu'un : la table. Un banc pourvu d'un dossier lui aurait permis de ne point aller jusqu'à la fatigue musculaire, ou de se reposer sans changer d'attitude, et sans en prendre une vicieuse (fîg. 8).
Rien de plus fatigant également que la position