ATTITUDES VICIEUSES
assise, si les pieds ne reposent pas sur le sol, ou sur un point d'appui d'une hauteur proportionnée à celle du siège, et à la longueur des membres inférieurs. La barre dite d'appui dans les tables de classe, semble
Fio. 8. — Attitude vicieuse de l'élève.
disposée bien plus en vue de la solidité de la construction que pour l'usage de l'enfant. Placée à une distance trop éloignée du bord antérieur du banc et à une hauteur fixe, elle ne présente que bien rarement un support convenable aux pieds de l'élève. Celui-ci, manquant de point d'appui pour ses jambes, comme il est
privé de soutien pour ses reins, est fatalement amené à faire porter sur ses bras et ses épaules, tout le poids de son corps ainsi arc-bouté sur la table (fig. 9).
V/^se.
Fig. 9. — L'ancien mobilier.
La mobilité de l'enfant, les observations du maître font-elles varier pour quelques instants cette attitude, l'élève ne tarde pas à la reprendre sous l'empire de la fatigue et d'une habitude devenue bientôt impérieuse.
Attitude normale. — L'attitude normale de l'enfant devant sa table de travail doit être tout autre (fig. 10).
Une bonne position lui épargne beaucoup de fatigue, elle prévient les altérations de la vue, et la possibilité des déformations graves que nous venons de signaler. En voici les conditions :
« La partie supérieure du corps doit être maintenue droite; la colonne vertébrale ne doit être contournée ni à droite ni à gauche; les omoplates à la même hauteur doivent, avec le bras, être appliqués sur les côtes, sans jamais porter le poids du corps. Les deux