MÉDECINS DES ÉCOLES
» Art. 3. — Le présent règlement sera-imprimé et adressé pour son exécution aux comités locaux, au délégué de M. le Préfet pour l'inspection générale, et aux inspecteurs particuliers des écoles, ainsi qu'aux instituteurs.
» Art. 4. — M. le Préfet de la Seine est invité à ordonner qu'il soit rendu applicable aux écoles communales de filles.
o 16 avril 1836.
» Signé Ortila, vice-président. »
Dans sa sollicitude pour les élèves des écoles, le Comité central prenait, à la date du 26 novembre de la même année, un arrêté supplémentaire, aux termes duquel le comité local de chaque arrondissement devait faire choix d'un ou de plusieurs dentistes, chargés de visiter, au moins une fois par trimestre, les écoles communales de son ressort.
Mais, d'une part, l'organisation dont il s'agit était toute spéciale à Paris. D'autre part, la loi de 1850 ne contient aucune disposition qui ait maintenu en vigueur les arrêtés du Comité central.
Il n'y a donc plus aujourd'hui aucune disposition législative ou administrative qui règle le service médical des écoles. On trouve au contraire, pour les salles d'asile, ce service prescrit et organisé dans l'article 16 du décret du 21 mars 1855.
a Art. 16. — Un ou plusieurs médecins, nommés par le maire, visitent au moins une fois par semaine les salles d'asile publiques.
» Chaque médecin inscrit ses observations et ses prescriptions sur un registre particulier. »
Toutefois, à défaut de dispositions législatives en ce qui concerne les écoles, une mesure de ce genre était tellement imposée par la nature des choses, et sanctionnée par l'expérience et la nécessité, que le principe a survécu à l'arrêté qui en avait reconnu l'utilité et réglé l'application.
La ville de Paris a respecté non-seulement le principe, mais son application. Si la surveillance hygiénique des écoles, ne reposant uniquement que sur le bon vouloir, n'a pu avoir, dans la pratique, toute la régularité et fournir tous les résultats désirables que l'on peut demandera des fonctions bien définies, légalement consacrées et rigoureusement exigibles, le savoir, l'expérience et les dévouements n'ont point manqué, et dans la plupart des écoles de Paris, sinon dans toutes, les intérêts des élèves ont trouvé dans ces médecins, visiteurs volontaires et bénévoles, une utile sauvegarde et une protection efficace.
D'autres grandes villes ont pu imiter cet exemple.
Les bienfaits de ce service, tout imparfait qu'il est, indiquent précisément la voie qu'il faudrait suivre; ils montrent ce que l'on pourrait obtenir d'une organisation plus complète, revêtue de la consécration légale, et partout généralisée.
Il ne faut plus désormais que le service sanitaire des écoles présente ce caractère facultatif; il ne faut plus qu'il soit à la merci des changements de personnes, qui peuvent se produire ou dans l'administration centrale, ou dans les mairies. Le nombre si considérable des écoles ouvertes ou à ouvrir dans un