CHAPITRE VII
Les classes de garde.
Dans les villes populeuses, dans les grands centres manufacturiers, dans les quartiers ouvriers, les parents, quittant leur domicile de bon matin pour se rendre à l’usine ou à l’atelier, ne rentrent que le soir après la journée de travail. Ils ne peuvent s’occuper de leurs enfants qui sont ainsi abandonnés à eux-mêmes ou â un frère ou une sœur plus âgés. A midi, l’écolier ne trouve chez lui qu’un repas insuffisant et le plus souvent froid, qu’il mange à la hâte pour courir jouer.
Delà sortie de la classe, à 4 heures, jusqu’à la rentrée des parents vers 7 heures et souvent plus tard, il est abandonné aux dangers de la rue et aux fréquentations malsaines.
C’est pour donner à ces enfants un bon repas que furent établies les cantines scolaires ; c’est pour leur éviter la contagion souvent pernicieuse de la rue que furent créées les classes de garde.
L’enfant, qui est admis à la classe de garde, entre à l’école à 8 h. 1/2 du matin et en sort à 6 b. 1/2 du soir. Pendant tout ce temps il est sous la surveillance d’un maître chargé spécialement de ce service.