II- LES PATRONAGES SCOLAIRES
Les patronages scolaires ont été créés pour retenir l’enfant à l’école, lorsque sa scolarité est terminée et pour le laisser sous l’influence bienfaisante et protectrice du maître.
Ces patronages dont la forme est très variée, sont établis par des instituteurs, par des amis de l’école, ou par d anciens élèves qui cherchent à réunir leurs jeunes camarades le dimanche et à les intéresser.
Dans ce dernier cas, ils prennent souvent le nom d associations amicales d’anciens élèves.
L’enfant est admis le dimanche à l’école, où des jeux variés, des conférences de toutes sortes, des cours de chant, de musique instrumentale, des exercices de gymnastique, de tir, cherchent à lui en rendre le séjour agréable.
Des représentations théâtrales données par des camarades sur une scène improvisée, des séances de projections, des amusements de toutes sortes sont mis à la disposition de l’enfant pour le retenir à l’école et empêcher les fréquentations pernicieuses de la rue.
On cherche à l’instruire en l’amusant.
En venant le dimanche dans l’école qui lui est familière, où il retrouve ses anciens condisciples et ses maîtres d’hier, le jeune homme prend peu à peu plaisir à ces réunions, il est entraîné à suivre les cours d’adultes, à perfectionner son instruction, et est ainsi détourné des dangers qui le guettent au dehors.
Souvent les dimanches d’été sont consacrés à des promenades à la campagne, à la visite de monuments ; sorties aussi agréables qu’utiles.
En hiver, ces promenades sont remplacées par des conférences avec projection sur des sujets intéressants.
Ces œuvres post-scolaires, auxquelles M. l’inspecteur général Édouard Petit s’est consacré, se sont développées un peu partout en France et ont rendu d’inappréciables services, tant au point de vue de l’instruction des adultes, qu’à celui de la préservation sociale.