I. CAISSE D’ÉPARGNE SCOLAIRE
La loi du 20 juillet i8g5, en autorisant les caisses d’épargne à émettre des bons ou timbres d’un prix inférieur à un franc et à recevoir ces coupures lorsque réunies elles représentent le montant du versement minimum autorisé, a singulièrement facilité le développement des caisses d’épargne scolaires.
Le rôle de l’instituteur s’est trouvé simplifié. Il perçoit les versements minimes et colle un timbre mobile indiquant la valeur de la somme qui lui est remise. L’enfant peut ainsi, en versant sou par sou, arriver à se constituer un petit capital qu’il trouvera plus tard. Ajoutons que nombre de caisses des écoles et de bienfaiteurs ont pris l’habitude de délivrer en récompense
des livrets de caisses d’épargne sur lesquels figure une somme plus ou moins élevée.
De plus, les caisses d’épargne, en vue d’encourager le zèle des instituteurs, allouent à ceux-ci des primes peu élevées, basées sur le nombre de livrets scolaires ouverts par leurs soins.