ROLE DU MÉDECIN ENVERS L’ÉCOLIER
sagesse, il y a le droit qu’a l’enfant à la vie et aux soins nécessaires à sa santé.
L’examen général et l’examen particulier de chaque organe permettent de classer les écoliers en deux catégories : les enfants sains chez lesquels l’état physiologique paraît suivre son évolution normale, et les suspects présentant des troubles variables soit de l’état général, soit de certains organes.
Pour les premiers, on se contentera de prendre à chaque semestre les mensurations du poids et de la taille et la surveillance médicale n’interviendra que lorsqu’ils seront signalés à un nouvel examen soit par une maladie intercurrente soit par suite d’une désignation particulière du maître.
Pour les seconds, une mention spéciale portée sur leur fiche les signalera à l’attention du médecin, et ils seront examinés aussi souvent que ce sera nécessaire. L’école, pour cette catégorie d’écoliers, doit être un milieu de préservation. Le malingre, le débile qui présentera certaines tares, devra être surveillé spécialement et placé dans des conditions hygiéniques telles qu’il puisse s’améliorer et même guérir.
Le médecin d’accord avec le pédagogue, recherchera si la culture intellectuelle est en rapport avec le développement physique et si l’ enfant ne présente pas des traces de fatigue cérébrale.
L’écolier paresseux, l’inattentif. l’instable, de même que celui qui ne joue pas, sera soumis à l’examen médical.
Dans les classes de perfectionnement, le médecin surveillera les élèves et donnera au maître les indications qu’il jugera nécessaires à leur développement intellectuel.
C’est le médecin qui devra rechercher les causes d’arriération en même temps que le remède.
Dans les internats, les devoirs du médecin sont beaucoup plus complexes, car alors il est médecin traitant. 11 est appelé par ses fonctions à soigner l’enfant en cas de maladie, à moins que celui-ci ne soit renvoyé à sa famille.
Mais le rôle du médecin ne s’arrête pas à l’école, c’est encore à lui qu’incombe le devoir de renseigner les parents sur les aptitudes physiques de l’enfant au point de vue du choix d’une carrière.
Déjà la loi du a novembre 1892 exige l’examen médical, pour l’entrée dans l’industrie, des enfants qui n’ont pas atteint l’âge de i3 ans.
Qui plus que le médecin, qui a suivi l’enfant depuis son entrée à l’école, est mieux qualifié pour juger ses aptitudes et pour donner un conseil judicieux aux parents ?