RAPPORTS DU MÉDECIN SCOLAIRE AVEC LES PARENTS
de leur faire remettre chaque semestre les tickets portant l’indication du poids et de la taille.
Pour l’examen des anormaux, la présence des parents est indispensable, car seuls ils peuvent donner sur les antécédents des renseignements qui faciliteront souvent la recherche des causes de l’arriération.
Le médecin devrait recevoir les parents à jour fixe, dans le cabinet aménagé à cet effet.
A Paris, après une maladie contagieuse, l’enfant doit être conduit par ses parents au domicile du médecin, qui lui délivre un certificat de rentrée.
Dans certains pays cette visite de réadmission se fait à jour fixe, une fois par semaine, dans l'école même. Cette pratique nous semble plus avantageuse; elle éviterait certaines fraudes que nous avons constatées par nous-même et que beaucoup de nos collègues ont signalées.
Les parents qui travaillent au dehors cherchent par tous les moyens possibles à faire réintégrer la classe à leurs enfants lorsque le malade leur paraît guéri. Malheureusement leur ignorance peut être quelquefois fatale et à leur enfant et aux voisins de classe.
Un jour on amène à notre visite une fillette pour que nous délivrions un certificat de réadmission à l’école.
« L’enfant.nousditlamère, a eu la scarlatine, mais elle est complètement guérie. » Comme le temps réglementaire était écoulé d’après le dire de la mère et que l’enfant ne présentait plus trace de desquamation, nous délivrâmes le certificat. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque, quelques jours après, la directrice nous montra, dans notre tournée d’inspection, une jeune fille en pleine période de desquamation. Après enquête nous apprîmes
HYGIÈNE SCOEA.IKE
que la mère nous avait amené la sœur qui n’avait pas été malade. Cette supercherie ne pourrait se produire si la visite avait lieu à l’école où l’enfant est connu.
Lors des . discussions sur la nécessité de l’examen de l’écolier, on a prétendu que les familles s’y opposeraient par crainte de divulgation de tares héréditaires.
Nous n’avons jamais constaté d’opposition de cette nature et nous ajouterons que le médecin est tenu au secret professionnel et que les fiches doivent être enfermées dans une armoire dont il a la clef. La fiche est secrète et seuls les parents peuvent en avoir connaissance.
Dans un internat où le rôle du médecin est plus complexe, les parents doivent être en rapport avec lui dès l’entrée de l’enfant.
Ils doivent lui donner tous les renseignements qu’ils jugent utiles ; même il serait à désirer que le médecin de famille fournisse lui-même les renseignements sur l’état habituel de santé et les maladies antérieures, il y joindrait les observations qu’il croirait nécessaires d’indiquer à son confrère.