CHAPITRE VII
Le médecin scolaire doit diriger d’éducation physique des enfants.
Le médecin doit diriger l’éducation physique de l’écolier, c’est un principe admis par tous les hygiénistes et qui a été voté par le i iu Congrès international d’hygiène de Bruxelles en igo3.
Le médecin par ses connaissances spéciales est le seul dans l’école qui puisse scientifiquement développer les aptitudes physiques de l’enfant.
Aujourd’hui la gymnastique repose sur des bases scientifiques, c’est une véritable science que les travaux de Marey, de Mosso, de Demeny, de Lagrange et de tant d’autres, ont mis en relief.
Rien n’est plus délicat que la surveillance du développement de l’enfant, c’est une tâche ingrate et difficile à remplir. Il faut pour y parvenir des connaissances variées que seul le médecin possède.
L’emploi judicieux des exercices physiques a une grande influence sur le développement tant physique qu’intellectuel.
C’est au médecin à déclarer si l’écolier doit suivre le cours normal de gymnastique ou si son état nécessite des soins particuliers. C’est lui qui classera les enfants au point de vue de leurs aptitudes physiques et les signalera sur la fiche scolaire.
Pour chaque sujet, il faut savoir doser les exercices physiques, tous n’y sont pas également aptes et ne peuvent en obtenir les mêmes profits.
Le médecin les divisera en a catégories : ceux qui sont reconnus sains et ceux qui présentent une tare physique les mettant en état d’inlériorilé vis-à-vis de leurs camarades.
Les premiers suivront le cours normal de gymnastique dirigé par le maître spécial ou l’instituteur; les seconds subiront un examen médical plus complet qui permettra de remédier à leur état physique.
Parmi ces derniers seront classés tous les enfants atteints de déviation de la colonne vertébrale depuis la simple attitude vicieuse jusqu’à la scoliose grave ; puis les débiles que le moindre effort fatigue ; ceux qui souffrent d’une affection organique du cœur, du poumon ; ceux affligés d’une hernie, de varices; enfin ceux dont la croissance se fait irrégulièrement et qui ne pourraient supporter les exercices ordinaires.
Le médecin les surveillera et, avec l’aide du professeur d’éducation physique, s’efforcera par des exercices appropriés d’améliorerleur état et s’il est possible de les guérir.
Une éducation physique bien entendue suffît souvent à éviter des troubles graves.
C’est le médecin qui exemptera les élèves delà gymnastique ou des jeux. Un coxalgique ou un enfant atteint du mal de Pott ne pourra être mis en contact avec ses camarades qui le bousculeraient et pourraient aggraver son état.
Le médecin réglera aussi l’usage des bains et des bains douches. Il interviendra pour exiger que les adolescents qui se livrent aux sports, ne prolongent pas trop longtemps les exercices violents et qu’ils prennent, lorsqu’ils ont terminé, les précautions hygiéniques indispensables.