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LES LL Y' R ES ET LES CAHIERS SCOLAIRES

résultent sont d’autant plus importantes que les lignes sont plus longues. Javal rejette le format carré allemand.

Papier. — La couleur du papier n’est pas indifférente; Javal conseille un papier légèrement teinté de jaune avec encre noire. Sans rejeter les encres de couleurs différentes. Colin demande du papier blanc.

Il faut refuser les papiers glacés dont les reflets sont fatigants.

Le papier doit avoir une épaisseur suffisante pour que l’impression ne le déforme pas et ne se transmette pas au verso, ce qui nuirait à la lisibilité. Les papiers trop fins sont vite détériorés par les enfants par suite de leur peu de résistance.

Le maître doit veiller à ce que l’enfant ne s’incline pas trop sur son livre. Il doit pour lire tenir son buste droit.

L’inclinaison du pupitre facilite singulièrement la lecture. Dans certains modèles de tables ; comme celle du Dr Rolland, celle de Ivottmann et celle de Dürr, une barre transversale posée au-dessus du pupitre empêche la flexion de la tête.

Une autre question qui intéresse l’hygiène, c’est que le livre ne doit servir qu’à un seul enfant et qu’il faut s abstenir de repasser le même livre à plusieurs générations d’élèves.

Les livres des bibliothèques seront désinfectés aussi souvent que ce sera nécessaire.

§ II. — l’écriture

Nous n’avons pas l'intention d’entrer dans la lutte actuellement pendante entre les partisans de l’écriture

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droite et ceux de l’écriture penchée. Nous dirons seulement que nous ne pensons pas que tous les méfaits dont on a accusé l’écriture penchée soient exacts et que, pour défendre leur thèse, les partisans de l’écriture droite sont allés trop loin.

Du reste, tous ont en partie satisfaction puisque depuis 1893 l’écriture droite est admise dans les examens au même titre que l’écriture penchée.

Comme l’expose fortbien M. Mutelet (1), c’est la tenue de l’enfant qu’il faut surveiller et c’est de la tenue que tout dépend. Un enfant peut faire les deux écritures en se tenant bien.

Si à priori, l’écriture droite paraît donner au corps une attitude plus droite: ce n’est que factice, car en inclinant le papier légèrement, on obtient une écriture penchée sans changer la position du corps. Ce qu’il faut dans l’écriture comme dans la lecture, c’est surveiller la position de l’écolier et surtout ne pas le laisser trop longtemps dans la même position assise.

Pour bien écrire, l’enfant doit fixer son attention et s’immobiliser dans une bonne position. Si l’exercice se prolonge plus d’une demi-heure, la plupart, pour éviter la fatigue, changeront peu à peu de position, inclineront la tête d’abord, puis le corps entier. Ils prendont souvent l’attitude unifessière et déplaceront les membres inférieurs.

L’enfant doit être placé devant la table, le corps bien droit, le thorax ne touchant pas l’arête postérieure du pupitre, de façon à ne pas gêner la dilatation pulmonaire. La colonne vertébrale sera ainsi verticale. Le

(1) Mutelet I. p. 61

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