LES LIVRES ET LES CAHIERS SCOLAIRES
IOI
tronc devra être appuyé d’aplomb sur les deux ischions, les jambes tombant verticalement. La tête bien droite sera éloigné de 35 cent, du pupitre.
Nous ne partageons pas du tout l’avis exprimé par le Dr Courgey (i) qui écrit : « Le facteur important est la forme de l’écriture et non la tenue de l’enfant. » Ce qui nous importe à nous hygiénistes, c’est la façon dont l’enfant se tient, puisque de cette tenue dépendent les affections que nous redoutons et que nous cherchons à combattre : myopie et scoliose. La bonne tenue de l’enfant dépend de causes multiples : d’abord d’un pupitre .approprié à sa hauteur, de l’éclairage de la salle, de 1 attention que lui donnera le maître, et surtout d’un facteur important bien mis en valeur par Godin (2), de ne pas prolonger pour l’enfant la séance dans la même position. L enfant est vite fatigué; il ne faut donc pas le contraindre à demeurer assis plus longtemps qu’il ne convient à son organisme.
Les docteurs Péchin etDucroquet, dans une Savante étudesur le mécanisme de l’écriture droite et de l’écriture penchée, arrivent aux conclusions suivantes :
« C’est à tort qu’on a attribué à l’écriture droite le mérite d’éviter une des principales causes de myopie.
L écriture penchée est la moins fatigante; son mécanisme assure une position de repos, un maintien correct et une attitude normale. Elle est préférable à l’écriture droite. On doit la recommander dans les écoles (3). » * Du reste, les hygiénistes et les ophtalmologistes
(1) Courgey I, p. 18/,.
(2) Godin I. p. 289,
(3j Péchin et Ducroquet, p. C29.
semblent s’être ralliés à une opinion mixte puisque la plupart conseillent d’enseigner à l’enfant au début l’écriture droite et peu à peu de lui faire incliner légèrement son papier pour arriver à la cursive, qui permet d'écrire plus rapidement et répond mieux aux besoins de la vie moderne.