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LE CHAUFFAGE

Chauffage central. — Pour les groupes scolaires importants, nous pensons que seul le chauffage central par un calorifère peut donner dans toutes les pièces une température égale. Il supprime le poêle et son nettoyage quotidien, son chargement et les poussières que toutes ces manipulations entraînent. Déplus, les enfants ne sont plus incommodés par le voisinage du poêle.

Mais il faut faire un choix dans les différents modes

de calorifères.

Le calorifère à air chaud doit être rejeté parce qu’il n’est pas hygiénique ; soit qu’il donne, lorsqu’il est surchauffé, de l’air trop chaud ; soit parce qu’il peut produire des émanations d’oxyde de carbone lorsque le foyer est en mauvais état.

C’est le calorifère à vapeur et à basse pression que nous croyons le plus pratique et le plus hygiénique. Grâce à la chaleur latente de vaporisation de l’eau qui est de 53o calories environ, la vapeur à égalité de température contient beaucoup plus de calories que l’eau, et cette propriété la fait avantageusement employer pour la distribution de la chaleur.

Le chauffage à vapeur à basse pression de 80 à i5o gr. par cent, carré est celui qui doit être employé.

Les fortes pressions sont exclues, sauf dans les établissements ou le transport de vapeur doit se faire à une très grande distance.

Ce chauffage est très hygiénique, d’une très grande souplesse et d’un réglage facile.

La chaleur latente de vaporisation, beaucoup plus grande que celle emmagasinée par l’eau, permet a la vapeur de transporter sous un faible poids une grande quantité de chaleur.

La classe ou la pièce à chauffer est munie de radiateurs en nombre calculé d’après le cube de la pièce. Le maître peut ouvrir ou fermer le radiateur et augmenter ou diminuer la chaleur.

A Paris, quelques écoles seules sont chauffées par ce moyen ; dans beaucoup d’écoles neuves, le chauffage avec poêle existe encore.

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