IV. Il est donc de l’intérêt des familles de se prêter
dans la mesure de leurs moyens à l’établissement et à la tenue à jour des carnets sanitaires.
FTCHE ET CARNET DE SANTÉ
Une première partie comprend l’histoire de l’élève avant son entrée, une seconde sa croissance au cours de sa vie à l’école et l’histoire de sa santé pendant ce temps, ensuite un tableau succinct des ses progrès scolaires.
L’histoire de la santé de l’élève, avant son entrée à l’école, comporte les mentions suivantes : antécédents héréditaires, antécédents personnels, vaccine, points faibles à surveiller. Les mentions relatives anx antécédents héréditaires seront facultatives, on ne devra inscrire que ce que voudront bien déclarer les familles ou leur médecin.
En ce qui concerne les maladies antérieures, on a expressémeut indiqué les affections contagieuses ; pour le surplus, le mieux serait de consigner les renseignements fournis par les médecins des familles.
Nous attirons l’attention sur l’utilité de la mention : point faible à surveiller. « Les familles ou mieux leurs médecins indiqueraient aux médecins des établissements quels sont les organes ou les troubles de santé qui leur paraissent réclamer une surveillance particulière. »
Nous n’insisterons pas sur les pages suivantes qui repondent au désiderata de l’examen médical ; mais nous attirerons 1 attention sur une série de tableaux trimestriels, résumant les notes pédagogiques relatives à la conduite, au travail, a l’attention, à la mémoire et aux progrès réalisés dans l’instruction.
Nous serions même de l’avis exposé par le Dr Dinet (1), au 2e Congrès d’hygiène scolaire, de faire un graphique permettant de suivre à la fois le développement physique et le travail de l’écolier ; deux choses si étroitement liées.
(1) Dinet, II, p. 284.
Taille en centimètres
HYGIENE SCOLAIKE
Etablis se nie ni de la courbe de croissance. Il est intéres-
Nom de I élève
Fig. 59. — Courbe de croissance en faille et en poids.
sant et pratique de construire pour chaque enfant une
FICHE ET CARNET DE SANTÉ 24
courbe de poids et de taille. Le plus souvent sur le diagramme est imprimé la courbe moyenne; puis on trace celle particulière à chaque enfant. Pour les enfants parisiens, on peut se servir de celle deQuetelet ou celle plus récente de Yariot et Chaumet, prise sur les enfants d’un arrondissement central et d’un arrondissement de la périphérie.
Ces courbes permettent de suivre pas à pas le développement de l’enfant. Si son développement ne répond pas à la moyenne, le médecin devra en rechercher la cause et tendra à y parer. Souvent, comme l’a bien montré Yariot, il y a dissociation de poids et de taille.
Du reste d’une façon générale, on peut dire que pendant que la croissance normale et régulière de la taille suit son cours, le poids reste en arrière.
Nous donnons ici la courbe de croissance en taille et en poids des enfants parisiens d’après les recherches de Yariot et Chaumet. (Fig. 5g)