II. SÉROTHÉRAPIE PRÉVENTIVE
On a dans ces dernières années essayé de nombreux sérums préventifs contre les différentes affections con-
(i) Gillet p. 73.
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tagieuses. Nous ne parlerons que du sérum antidiphtérique, parce que c’est le seul qui a donné des résultats.
Aujourd’hui lorsqu’un cas de diphtérie se produit dans une famille, de nombreux médecins inoculent préventivement les frères et les sœurs du malade. Cette méthode présente de grands avantages, mais elle n’est pas facilement réalisable à l’école.
Netter (i), à l’hôpital Trousseau, a pratiqué des inoculations préventives de sérum de Roux sur 5ü2 enfants de 200 familles où un cas de diphtérie avait été observé, i3 seulement de ces enfants furent atteints de diphtérie, les autres restèrent idemmes. Sur ces i3 malades, chez 7 la diphtérie survint dans les 2 4 heures et chez les 6 autres un mois après. Aucun cas ne survint du 2e au 28e jour.
L’examen de la gorge de 476 de ces enfants avait révélé i5o fois la présence du bacille de Lœffler.
Un autre groupe de 491 enfants non inoculés, appartenant à des familles où il y avait eu un cas de diphtérie, a donné 87 cas secondaires dont 38 graves et 18 mortels. L’injection préventive atténue donc la gravité de la diphtérie.
Actuellement le médecin d’école ne peut que la conseiller. Il n’est nullement autorisé à vacciner préventivement. les enfants de la classe où un cas de diphtérie a été observé.
(1) Netter I académie de médecine 1902.