‹ Hygiène sociale de l'enfanceChapitre 12 sur 212 · III. — REMÈDES CONTRE LA MORTALITÉ INFANTILE · texte numérisé non relu

III. — REMÈDES CONTRE LA MORTALITÉ INFANTILE

L'hygiène sociale doit lutter contre la mortalité infantile en supprimant les causes que nous venons d'envisager, causes évitables pour la plupart, ou, tout au moins, en atténuant leurs effets.

La débilité congénitale tient à une maladie des parents ou à une hygiène défectueuse de la mère pendant la grossesse. Les troubles digestifs et la mauvaise alimentation résultent de la méconnaissance de règles actuellement bien établies. La tuberculose, les maladies infectieuses, les affections des voies respiratoires, sont dues à des contagions qui se réalisent dans des conditions précises, ha syphilis n'est pas transmissible ou ne se développe pas chez l'enfant quand les parents et ce dernier sont soumis à des traitements spécifiques convenablement réglés. L'ignorance, ['alcoolisme, l'insalubrité du logement, etc., pourront être supprimés le jour où les individus et les pouvoirs publics le voudront sérieusement.

Les remèdes sont donc faciles à concevoir. Suivant les cire mtances, ils auront pour but :

i" d'agir avant la naissance;

2" de favoriser l'allaitement maternel et de procurer une bonne alimentation. ;

3° de traiter les enfants malades ;

V de lutter contre les maladies contagieuses ;

5" d'améliorer les conditions générales de C existence et d'enseigner l'hygiène.

i° Mesures destinées à obtenir la naissance d'enfants sains. — Elles doivent être appliquées avant et après la procréation.

A) Avant la procréation, il faut montrer aux parents l'impor lance d'une bonne santé. S'ils sonl atteints de syphilis, on les soumet à un traitement rigoureux el prolongé, on n'accorde l'autorisation d'engendrer que si certaines conditions se trouvent réalisées.

L'élude « des causes soumises au contrôle social, susceptibles

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