‹ Hygiène sociale de l'enfanceChapitre 131 sur 212 · NOTIONS SUR LES MALADIES TRANSMISSIBLES · texte numérisé non relu

NOTIONS SUR LES MALADIES TRANSMISSIBLES

est inutile, parcontre, quand les germes meurent rapidement en dehors tic l'organisme, dans la rougeole ou la coqueluche par exemple.

Le sol et I'eau peuvent constituer l'habitat de divers agents patho gènes. Dans le sol se trouvent répandus les bacilles <lu tétanos^ qui autrefois infectaient assez souvent la plaie ombilicale du nouveauné et infectent encore assez souventles enfants à la suite de traumatismes même légers, d'une simple écorchure. Par l'eau de boisson se transmettent les bacilles lyphiques et paratyphiqu.es ,1e vibrion cholérique, etc.

Les aliments servent parfois de véhicules à des agents pathogènes. Nous avons vu le rôle du lait dans la production des affectioi s gastro-intestinales des nourrissons. Le lait, la viande, peuvent encore contenir le bacille de la tuberculose ; mais le rôle des aliments bacillifères est beaucoup moins important que celui de la contagion humaine. Les aliments avariés, tels que les crèmes, les charcuteries, etc., transmettent également des germes redoutables.

Les animaux vivants contribuent à la transmission de certaines maladies. Les moustiques, les mouches, les puces, les punaises, les poux, transportent des germes pathogènes. Les animaux domestiques peuvent communiquer à l'homme quelques-unes de leurs maladies : la gale du chien, du chat et du cheval, certaines teignes, la rage, la morve, le charbon, etc., sont transmissib les à l'homme.

Les êtres humains servent souvent d'intermédiaires. Parfois des individus, qui restent indemnes, peuvent véhiculer des germes pathogènes. Le rôle des porteurs sains de germes semble particulièrement important pour la diffusion de la diphtérie, de la fièvre typhoïde, de la méningite cérébro-spinale, de la poliomyélite, etc.

Page 1