NOTIONS SIR LES MALADIES TRANSMISSIBLES
a soignes à l'hospice des Enfants-Assistés, aucun n'est survenu clic/ des nourrissons.
Le nourrisson ne semble pas posséder d'immunité naturelle vis-àvis de la variole (p. 38). Par contre, la varicelle l'atteint un peu moins facilement que l'enfant plus âgé, de 2 à 7 ans.
La coqueluche est rare avant six mois. La diphtérie est relati\ement peu commune dans la première enfance.
L'immunité relative des nourrissons permet de continuer l'allaitement lorsque la nourrice est atteinte d'une maladie infectieuse aiguë. En cas d'érésypèle, de rougeole, de scarlatine, d'oreillons, etc., celle-ci peut continuer à donner le sein, si la fièvre est modérée et l'état général satisfaisant. Il est bon, toutefois, d'éloigner l'enfant de la nourrice, dans l'intervalle des tétées, de pratiquer un nettoyage minutieux des seins et de protéger la tête de l'enfant, au moyen d'un voile, contre les mucosités buccales ou pharyngées.
D'une façon générale, les maladies transmissibles sont donc peu à redouter pendant les premiers mois de la vie. Il importe néanmoins de prendre contre elles des mesures prophylactiques, car elles entraînent une mortalité proportionnellement très élevée, en raison des complications graves auxquelles elles exposent.
3° L'écolier échappe difficilement aux maladies transmissibles. Sa vulnérabilité à l'égard des fièvres éruptives, de la coqueluche, de la diphtérie, des oreillons, etc., est très grande et, d'autre part, les contacts répétés des élèves, aux heures de classe et de récréation, favorisent singulièrement la propagation des germes.
La facilité des contacts explique également la fréquence des affections parasitaires et des infections du cuir chevelu. Les soins de propreté exigés des élèves, l'inspection régulière à laquelle ils doivent être soumis de la part du maître, les examens médicaux prescrits par le règlement, peuvent seuls en arrêter la diffusion.
Quand il entre à l'école malcruelle ou à l'école ordinaire, l'enfant se trouve en relation permanente non seulement avec ses camarades, mais encore avec ses maîtres et avec les personnes chargées de la surveillance. Les uns et les autres peuvent eux aussi être atteints d'une maladie transmissible, dangereuse pour leur entourage, et en particulier de tuberculose. Il y a là une source importante de contagion.
Parmi les facteurs qui contribuent à favoriser l'éclosion de certaines maladies infectieuses, telles que la fièvre typhoïde et la tuberculose, la croissance, la vie sédentaire, le surmenage intellectuel ou physique tiennent une place importante. Le médecin ne doit donc passe contenter d'appliquer les mesures prophylactiques qui seront exposées