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II. Fermeture de l'école, totale ou partielle

III. Désinfection. — Discussion : inutilité de la désinfection des locaux pour certains auteurs. — 1° Désinfection des locaux contamines • procédés employés; assainissement des cabinets d'aisance. — 2° Désinfection des objets souillés. Stérilisation a l'éliice. Ebttllitiun. Nettoyage et l'eau de Javel. — 3° Désinfection des malades et des suspects : destruction des germes des sécrétions et excrétions. Mesures de désinfection au domicile îles parents.

H ° Stérilisation. — Objets et aliments i/u'il confient de soumettre a ht stérilisation. Stérilisation de l'eau de boisson.

La prophylaxie des maladies transmissibles est une tics principales préoccupations du médecin chargé de la surveillance d'une collecti-

vite d'enfants. En étudiant les consultations de nourrissons, les crèches et les pouponnières, nous avons déjà donné quelques indications à ce sujet.

Nous allons maintenant envisager les mesures de prophylaxie applicables à toutes les collectivités d'enfants, en insistant plus particulièrement sur celles utilisées dans les écoles. Nous n'aborderons pas, pour le moment, l'étude de la prophylaxie des maladies transmissibles dans les hôpitaux, car elle sera faite à propos de ces derniers.

Les mesures de prophylaxie scolaire ont été codifiées en 1898, puis revisées en 1907 et en 1912. Elles ont été l'objet de critiques formulées notamment au IIIe Congrès international d'hygiène scolaire, tenu à Paris en 19 10, à la Ligue française pour l'hygiène scolaire {rapport de Guinon, 191 1), à la Société des médecins inspecteurs des écoles de Paris (rapport de Stackler, 1911)- Aussi devront-elles être revisées.

La prophylaxie i doit viser : la contagion directe par l'isolement des malades et des sujets qui, ayant été en contact avec ces derniers, sont suspects d'avoir été contaminés ; la contagion indirecte, soit par l'isolement et le traitement des porteurs de germes sains, soit par la désinfection des objets contaminés et la stérilisation de l'eau de boisson.

Enfin, pour certaines maladies, elle comporte l'emploi de médications préventives : désinfection de la gorge et du nez, vaccination (variole, fièvre typhoïde), sérothérapie (diphtérie, tétanos .

Les mesures prophylactiques réglementaires ne visent que les maladies tra/ismissibles spécifiques, telles que la diphtérie, les fièvres éruptives, la coqueluche, les oreillons, la méningite cérébro-spinale epidémique, la fièvre typhoïde, etc. Les maladies transmissibles banales, par contre, les rhinites, les rhino-pharyngites, les angines, les laryngites, les trachéites, certaines affections gastro-intestinales, etc., sont complètement négligées. Cette lacune est regrettable : si, à la rigueur, elle a relativement peu d'importance dans les écoles, elle a des conséquences fâcheuses dans les établissements réservés aux petits enfants.

Il est difficile d'interdire l'accès de l'école à un enfant simplement enrhumé ; il est sage toutefois de le placer dans un coin et de ne pas le laisser jouer avec ses camarades. Par contre, il est nécessaire de refuser l'entrée d'une crèche à un nourrisson atteint de l'une des

1. P. Nobécourt, Prophylaxie des maladies aiguës à l'Ecole, in Médecine et pédagogie, 19 10, p. 3oT.

affections banales que nous venons d'énumérer, à moins que celte crèche ne dispose de boxes d'isolement.

11 convient d'entrer dans quelques détails sur les principales mesures prophylactiques. Dans le chapitre suivant nous aborderons la prophylaxie de chaque maladie en particulier.

Les mesures générales de prophylaxie, destinées à empêcher l'extension des maladies transmissibles, comprennent : l'isolement ; la fermeture de l'établissement ; la désinfection ; la stérilisation.

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