‹ Hygiène sociale de l'enfanceChapitre 142 sur 212 · I. — ISOLEMENT · texte numérisé non relu

I. — ISOLEMENT

1j' isolement est une mesure prophylactique des plus efficaces. Il peut être appliqué soit au malade lui-même, soit aux sujets suspects.

i ' Isolement du malade. — L'isolement du malade sera aussi précoce que possible, car les maladies transmissibles sont contagieuses dès la période d'invasion. Le médecin dépistera leurs premières manifestations ; il sera aidé dans cette lâche par la directrice de crèche ou par le maître d'école et l'infirmière scolaire. Ceux-ci doivent considérer comme douteux et montrer au médecin tout enfant qui tousse, qui a du coryza ou du larmoiement, qui se plaint de la gorge, qui présente une éruption ou qui a de la fièvre. Cet enfant doit être placé, en attendant la visite du médecin, dans une chambre d'isolement.

L'enfant reconnu suspect par le médecin sera renvoyé dans sa famille, s il s'agit d'un externat ; s'il s'agit d'un internat, il sera admis à l'infirmerie, qui doit posséder, à cette fin, des chambres ou des boxes d'isolement.

La durée de l'isolement varie pour chaque maladie. Il doit être prolongé jusqu'à guérison complète et jusqu'à la fin de la contagiosité.

Les premiers règlements fixant les délais d'éviction des écoliers atteints de maladies aiguës contagieuses, n'élaient pas d'accord. Ces délais différaient pour les écoles primaires régies par Yarrélé ministériel du 18 août 1893, complété par la circulaire du l'i mars 18'J'i, et pour les établissements d'enseignement secondaire, soumis à la circulaire du 27 octobre 1896.

Le règlement actuellement en vigueur, élaboré par le Conseil d'hygiène publique de France en 1911, rendu exécutoire par l'arrêté ministériel du 3 février 1912, n'est pas assez souple ; pour plusieurs maladies, la diphtérie et la scarlatine, par exemple, le délai d'éviction devrait être plus court ou plus long, suivant les cas.

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