‹ Hygiène sociale de l'enfanceChapitre 15 sur 212 · REMEDES · texte numérisé non relu

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Roussel). A. ces mêmes buts concourent les secours d'allaitement, distribués par l'assistance publique et par la charité privée, les œuvres de protection de la mère et de l'enfant du premier âge, asiles temporaires ou permanents, cantines maternelles et restaurants gratuits pour les mères nourrices, consultations de nourrissons et gouttes de lait, crèches, pouponnières, etc. ; Y enseignement, par des conférences, des brochures, des articles de journaux, des affiches (fig. 9), etc.

3° Traitement des enfants malades. — Il est réalisé par diverses institutions : consultations de nourrissons et dispensaires; hôpitaux de nourrissons et crèches hospitalières ; pouponnières pour enfants débiles et asiles de convalescence, etc.

4° Prophylaxie des maladies contagieuses- — Elle nécessite une série de mesures générales et particulières instituant la prophylaxie dans la famille et dans les collectivités.

En ce qui concerne la tuberculose, il y aurait un intérêt de premier ordre à éloigner l'enfant dès ta naissance du milieu familial tuberculeux.

5° Amélioration de l'hygiène générale et enseignement de Vhygiene infantile- — Ces conditions sont indispensables au succès de la lutte contre la mortalité infantile du premier âge.

La lutte contre l'alcoolisme et la lutte contre la misère sont poursuivies avec plus ou moins de succès par des ligues spéciales ; d'autre part, diverses sociétés se proposent de remplacer les logements insalubres par des habitations hygiéniques à bon marché.

Un immeuble modèle a été construit à Paris, boulevard Bessières, par la Société des logements populaires. Il est doté d'une cantine maternelle et d'une consultation dispensaire pour les nourrissons ; aucun de ces derniers n'est décédé du Ier avril 191 1 au 29 novembre 1912 ; tous se trouvaient en parfait état (Barbarv ').

L'enseignement de [hygiène infantile du premier âge doit être largement propagé.

Les médecins doivent être les premiers instruits. À cet égard, les Facultés de médecine n'avaient fait pendant longtemps aucun enseignement officiel-, comme l'ont constaté à diverses reprises les

1. F. Baiibary, Un immeuble populaire hygiénique modèle, Journ. de médecine de Paris, 8 mars 19 13, n° 10, p. 200.

2. L'un de nous, sur la demande du Professeur Hutincl, a donné, comme

Professeurs llulincl l et Marfan -. A. Paris la lacune a été comblée par la création, en 191 4 » d'une chaire de Clinique et d'hygiène de la première enfance.

L'enseignement doit être également donné aux sages-femmes. A la Maternité de Paris. Bonnaire puis Potocki ont organisé, à cette intention, un cours de puériculture sanctionné par un examen de fin d'année. Les élèves assistent régulièrement à la consultation de nourrissons et suivent personnellement, de la naissance jusqu'à l'Age de deux ans, un ou plusieurs bébés.

L'hygiène de l'enfance doit enfin être enseignée au plus grand nombre de femmes possible, aux mères, aux nourrices, aux institutrices, aux jeunes filles, aux infirmières, aux bonnes d'enfants. Des cours de puériculture ont été organisés dans ce but par diverses œuvres (Fondation Budin, Croix-blanche, Instituts de puériculture publics - et privés, Ecoles de puériculture. Ecole Edith Cavcll. Nouvelle Etoile, Ecole d'infirmières Heine-Fould, Œuvre nouvelle des crèches parisiennes, etc.) ; il serait à désirer qu'ils soient inscrits d'office au programme des écoles de filles. Des tentatives dans ce sensont été faites à Paris par Pinard, en 1 902-1903, dans les écoles primaires, pour les fillettes de 10 à i4 ans ; à Tours par Mercier, en 190O, dans les écoles primaires supérieures de jeunes filles.

L'enseignement de l'hygiène infantile doit être théorique et surtout pratique. C'est en fréquentant les consultations de nourrissons et les crèches que les élèves apprendront les soins minutieux qu'exigent les jeunes enfants.

agrégé, à la Clinique des maladies des enfants, de 1908 à igi4, un enseignement de l'Hygiène de l'enfance.

1. Hutihel, La pédiatrie française. Son enseignement à la l'acuité de Paris. Bulletin médical, i3 nov. 191 2.

2. Marfan, L'enseignement de l'hygiène et des maladies des nourrissons dans les Facultés de médecine, Communication à l'Assemblée générale delà Ligue contre In mortalité infantile, 19' 2, et Le Nourrisson, II, n° G, p. 3i3, novembre 1914.

3. G. ScHREiBER, L'Institut de puériculture de la Maternité, La Presse médicale, i!\ mars 1914. — L inauguration de l'école île puériculture de la Faculté de médecine de Paris, La Presse médicale, a4 juillet iqii|.

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