HISTORIQUE DES HOPITAUX D'ENFANTS
collectif des enfants apparut toujours comme des plus dangereux ; les espérances qu'il avait suscitées ne se réalisèrent pas. Les hôpitaux d'enfants constituaient des foyers permanents de contagion ; en particulier pour la variole, la rougeole et la scarlatine, la mortalité y était considérable. « Il est impossible de passer un temps même très court à l'hôpital de la rue de Sèvres, écrivait Archambault, sans se sentir indigné, et en môme temps quelque peu complice, de toutes les morts dues, selon une expression anglaise, à des maladies évitables. »
L'isolement des enfants contagieux, considéré comme le seul moyen de remédier à cet état de choses, fut réclamé successivement par Maunoir en 1876, par Vidal, Vallin et Fauvel en 1878.
3° Troisième période. Isolement en commun des enfants contagieux (1879-1889). — A partirde 1879 l'Assistance publique organise dans les hôpitaux d'enfants l'isolement en commun des contagieux, d'abord pour la variole et la diphtérie, puis pour la scarlatine, la rougeole et la coqueluche. Malheureusement, comme nous le verrons plus loin, cette mesure, dont on attendait beaucoup, fut peu efficace et la mortalité hospitalière demeura effroyable.
4° Quatrième période. Isolement individuel des enfants contagieux (de 1889 à nos jours). — Richard !, en 1889, réclama l'isolement individuel des contagieux. Sans aller aussi loin, la Société médicale des hôpitaux indiqua les réformes suivantes qui constituèrent un progrès sérieux, mais insu (lisant :
a) Création dans les hôpitaux d'enfants de quatre pavillons d Isolement destinés à traiter la diphtérie, la scarlatine, la rougeole, le quatrième devant servir de « pavillon de rechange » ;
6) Installation de chambres à lit unique dans les pavillons de diphtérie pour permettre Visolement individuel des sujets atteints en même temps d'autres maladies contagieuses ;
c) Création d'un service spécial avec isolement individuel pour recevoir les cas douteux ;
dj Isolement du personnel de chaque pavillon de contagieux et mise en pratique de mesures sérieuses de désinfection ;
e) Création, dans les nouveaux pavillons, de salles plus petites, contenant 6 à 8 lits seulement.
Ce programme, qui à l'exception de la construction des pavillons de rechange, fut réalisé au cours des années suivantes, laissait persister d'importantes lacunes. 11 n'imposait pas, en particulier, l'isolement individuel pour toutes les maladies contagieuses, et pour