IO CC
Quantité
par il\ heures.
OqO ce.
G^O cc.
700 cc.
720 cc.
770 cc.
800 cc.
900 cc.
Nombri
de
biberons
Quantité
par biberon.
Intervalle
des biberons.
60 à 711 ce / 80 cc.
N 2 lieur. 1/3
ioâ à 110 cc. 3 heures 100 à io5 ce.
i3o ce./
1 35 cc.i i5o ce./
3 heures
Les rations ainsi fixées sont théoriques. Chaque enfant a besoin d'une ration qui lui est propre et qui varie suivant un grand nombre de circonstances. On doit, pour chaque cas particulier, procéder par tâtonnements en prenant pour base le tableau précédent.
§ c) Allaitement mixte.
Quand l'allaitement au sein est insuffisant, on doit avoir recours à l'allaitement mixte avant d'instituer l'allaitement artificiel exclusif.
L'allaitement mixte par complément consiste à compléter chaque tétée par la quantité voulue de lait pur ou coupé. 11 est surtout indiqué, après la naissance, lorsque la montée du lait est tardive, ou ultérieurement, quand la sécrétion est insuffisante pour fournir une tétée complète.
L'allaitement mixte par substitution consiste à remplacer un certain nombre de tétées par autant de biberons. Il est plus spécialement indiqué lorsque la mère est obligée par son travail de quitter momentanément son enfant ou lorsque la sécrétion lactée baisse d'une façon définitive.
B) Sevrage.
Le sevrage est la suppression définitive de l'allaitement au sein ; mais, dans le langage courant, ce terme sert à désigner la période durant laquelle le lait ne constitue plus l'aliment unique du nourrisson et est progressivement remplacé par une alimentation variée et plus substantielle. Cette période s'appelle encore Yablaclalion (Marfan).
Le sevrage de l'enfant normal commence vers huit mois et se prolonge jusqu'à deux ans et demi. On l'institue lorsque le nourrisson
pèse 8 kilos et que l'éruption dentaire a débuté. Si cette dernière n'est pas encore effectuée, il vaut mieux le retarder.
Pendant la période du sevrage les besoins de l'organisme pour son entretien et pour sacroissance n'augmentent que dans de faibles proportions. Il s'agit, par suite, plutôt d'une substitution d'aliments que d'une addition.
Le choix des aliments est important. On s'adresse d'abord aux aliments tirés du règne végétal : farines de céréales, farines de légumineuses amylacées ou fécules, puis légumes et fruits. Plus tard on utilise les aliments tirés du règne animal : beurre, fromage, œufs, viandes, poissons maigres, etc.
Il n'y a pas un régime du sevrage, mais des régimes, que Ton utilise successivement. Voici des régimes types, appropriés au poids et à l'âge de l'enfant.
Régimes du sevrage.
i° Enfant dont le poids passe de 8 à 9 kilogrammes (S à 12 mois). — Pendant le huitième mois, le nourrisson prend six tétées de i65 grammes ou six biberons de 1 35 centimètres cubes de lait sucré à 2 pour ^>. A 8 mois, on remplace une des tétées ou un des biberons par une bouillit'.
La première bouillie sera préparée avec ioo grammes de lait, 5 grammes de farine (une cuiller à café), 5 grammes de sucre (un morceau). Comme farine on choisit de préférence le froment, l'arrow-root ou l'orge.
Petit à petit on épaissit la bouillie en doublant la quantité de farine qui est portée à io grammes.
Lorsque le nourrisson pèse 8 kilos 5oo (dixième mois) on remplace une deuxième tétée ou un deuxième biberon par une deuxième bouillie. On varie les farines : farine de riz légèrement constipante, farine d'avoine légèrement laxative.
A ce moment l'enfant prend quatre tétées ou biberons et deux bouillies.
2° Enfant dont le poids passe de9à 10 kilogrammes (12 à 16 mois). — La ration de lait est diminuée ; on varie davantage l'alimentation en donnant des panades, de la purée de pommes de terre, des potages de tapioca ou de semoule au bouillon de légumesou au bouillon de viande. On ajoute de temps à autre un jaune d'œuf à la panade ou à la purée.
Si l'enfant est au sein, on procède, vers le quatorzième mois, au sevrage définitif , en évitant de supprimer complètement l'allaitement au sein au cours des grandes chaleurs ou d'une poussée dentaire.
Le nombre des repas est réduit à cinq. Ils peuvent être répartis, pour un enfant de quatorze à seize mois, de lamanièresuivante :
7 heures : Bouillie avec : lait 200 gr., farine 20 gr., sucre 5 gr. 10 heures : Lait i5o ce., sucre 5 gr. i3 heures : Panade faite avec pain 20 gr. ou
Purée préparée avec pommes de terre. 5o gr.
— — jaune d'œuf. . . n° 1
— — beurre. ... 5 gr.
iG heures : Lait i5o ce, sucre 5 gr.
19 heures : Bouillie comme à 7 heures ou Potage au bouillon.
Il faut, pendant cette période, éviter Yabus du lait. Un demi-litre est souvent suffisant pour la journée et on ne doit en tout cas jamais dépasser la dose d'un litre par 2^ heures, y compris le lait qui entre dans la préparation des bouillies.
3" Enfant dont le poids passe de 10 à 11 kilogrammes (10 à 20 mois). — Le menu pourra s'enrichir des aliments suivants : purées de pois, de lentilles ; pâtes (macaroni, nouilles), œuf entier, légumes verts, fromages frais (Petit-Suisse), gâteaux ou puddings de riz, de tapioca, de semoule, compotes. On laisse l'enfant grignoter du pain, on lui donne un gâteau sec.
Les repas seront réduits à quatre et composés par exemple de la manière suivante :
7 heures : bouillie avec : lait 200 gr., farine 20 gr., sucre 5 gr. 11 heures 1/2 : un œuf.
une purée ou des pâtes, une compote ou du fromage.
16 beures : lait 100 ce, sucre 5 gr.
10 beures : bouillie ou potage.
gâteau avec lait. . . . 100 grammes.
— riz. ... 10 —
— sucre. 5 —
4° Enfant dont le poids passe de lia 12 kilogrammes (20 à 2U mois . — On autorise un peu de viande hachée (poulet, mouton, jambon), ou de poisson blanc (merlan, limande, sole), qu'on donne de temps en temps au lieu d'œuf au repas de onze heures.
5° Enfant dont le poids passe de 12 kilogrammes à 12 kilogr. 500 (2 ans à 2 ans et demi): — Les repas seront composés de la même façon et simplement un peu plus copieux.
Comme boisson aux repas durant la période de sevrage, on donne de l'eau bouillie pure ou additionnée d'extrait de malt. Les enfants ne doivent pas prendre de lait au repas. La bière, le vin, le thé, le café, les alcools de toute nature doivent être rigoureusement interdits 'et réservés aux nourrissons malades sur avis du médecin.
La composition des repas, telle que nous venons de la donner, peut être modifiée suivant les aptitudes individuelles et les circonstances.
Mais il convient de se conformer aux règles générales dans la conduite du sevrage. Elles évitent l'apparition de troubles digestifs et favorisent le développement normal du nourrisson.
2°) Habillement et couchage.
Le nourrisson, surtout pendant les premiers mois, est très susceptible au froid, car la surface cutanée est proportionnellement au poids d'autant plus grande que celui-ci est plus faible et que l'enfant est plus jeune. Il faut tenir compte de ce fait pour l'habillement et le couchage.
A. Habillement. — Divers modes d'habillement. — On dislingue