‹ Hygiène sociale de l'enfanceChapitre 4 sur 212 · I —NATALITÉ ET MORTALITÉ · texte numérisé non relu

I —NATALITÉ ET MORTALITÉ

Natalité. — La diminution de la natalité est un fait presque général dans les pays arrivés à un stade de civilisation avancée. Après que Rome eut conquis le monde, elle devint une cause de faiblesse et Auguste s'efforça de la conjurer par de nombreux décrets (Jeanselme) 2. De nos jours elle s'observe dans tous les pays européens, comme le montre le tableau suivant établi en 1909 :

1. Nobécourt et Schreiber, Natalité et mortalité infantile, Archives de médecine des enfants, 1920.

2. Jeanselme, De la protection de l'enfant chez les Romain?, Masson et G«e, éd. Paris, 1917.

I1TGIÈNE SOCIALE DE l'eNFAN'CE 2

Pour 1.000 habitante, Abaissement du taux

— de la natalité

Enfante nés rivants en l'espace dea

en 1909. 3o années précédentes.

Russie 48,0 1 P. 100.

Autriche 33,6 12 —

Italie 3:j,'i l3 —

Finlande 3i,3 i3 —

Allemagne 3 1,0 18 —

Pays-Bas. 29,1 IQ —

Danemark 28,3 12 —

Suisse 26,3 12 —

Norvège 26,2 1G —

Suède a5,6 1 '1 —

Grande-Bretagne 25, G :vô —

Belgique 24,9 21 —

France 19,6 21 —

On voit par ce tableau que la faiblesse de la natalité est plus marquée en France que partout ailleurs.

Le tableau suivant qui indique la natalité en France, de dix eu dix ans, au cours du xixe siècle, montre que le nombre des naissances a atteint nettement son maximum en 1866 et qu'il décroît rapidement depuis cette époque.

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