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naissances

Le graphique ci-contre (fig. 3), emprunté à Wallich '. indiquant le chiffre des naissances par 10.000 habitants dans les pays d'Europe d'après les statistiques les plus récentes, montre nettement que la France tient le dernier rang.

A partir de 1906, le nombre des enfants déclarés vivants chaque année inférieur à 800.000 et le chiffre relevé en 1 « > 1 1 est de beaucoup le plus basque la statistique ait encore enregistré avant la guerre.

En 1911, en effet, il y a eu -l'\2.\if\ naissances d'enfants vivants au moment de la déclaration, nombre inférieur de 3 :> . 2 7 ( » au nombre correspondant de 1910 et de 27-45i à celui de 1909, années où la

1. Wallich, Ce que feront les femmes après la guerre. Conférence organisée par VEntr'aide des femmes françaises, 5 juillet 1917.

NATALITÉ ET MORTALITE

natalité était cependant très faible. La proportion d'eufants déclarés rivants n'était pins, en 1911, que de 187 pour 10.000 habitants, alors qu'elle était de 197 en 1910, de 19G en 1909, de 202 en 1908,

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Graphique du nombre des naissances par 10.000 habitants, d'après les dernières statistiques.

de 200 en 1906 ' . Aussi, en 191 1, tandis que l'Allemagne gagnait encore 7^0.000 habitants, l'Auliiche-Hongrie 600.000, l'Italie et

1. Pendant les mêmes annees, en Allemagne, le nombre de naissances pour 10.000 habitants était.

Dans certaines grandes villes, la diminution de la natalité en dix ans (1902- 1912) a été très importante". Le nombre des naissances a été en eflet :

Pour 10 000 habitants. Pour 10.000 habitant-*.

1902 iiji 3 1902 >9i2

Mannheim . . [\i§ 287 Munich. . . . 35 1 219

Nuremberg. . . 387 2Ô5 Steltin. . . . 353 227

la Grande-Bretagne 4oo.ooo, la France présentait un excédent des décès sur les naissances et perdait 35.ooo âmes, soit une population supérieure à celle de la Rochelle (Berlillon).

Cette diminution delà natalité a été générale en France. Par rapport à 1910, le nombre des naissances d'enfants vivants, en 191 1, a baissé dans 83 départements. Dans l\ départements seulement on a enregistré une augmentation d'ailleurs insignifiante :.'>'|li naissances de plus dans le département de la Seine, 50 dans la Maine-et-Loire, i5 dans la Manche et 7 dans l'Hérault.

Comme nous le verrons plus loin, les années 1912 et i9i3ont donné lieu à un excédent de naissances d'ailleurs faible. Mais ensuite surviennent les années de guerre, et les statistiques, comme il était à prévoir, fournissent des chiffres désastreux. En raison de l'invasion de tout ou partie de onze de nos départements, les renseignements démographiques n'ont pu être réunis que pour une partie du territoire et les statistiques du ministère du Travail ne portent, pour 1915, 1 9 1 6 et 19 17, que sur 77 départements. Elles sont néanmoins douloureusement éloquentes et suffisent pour permettre « d'évaluer le déficit énorme creusé par la guerre dans l'ensemble de la population et de tirer les conséquences qui en découleront dans l'avenir » (March).

Pour les 77 départements considérés, le nombre des naissances a été le suivant :

igi5. ..... 387. SoG ii)i- 3^3 3io

Mortalité. — La mortalité globale, en 191 1, a atteint le chiffre de 776.983, chiffre supérieur de 16. 453 unités au nombre annuel moyen des décès de la période décennale 1901-1910.

La proportion des décès a été, en 191 1, de 196 pour 10.000 habitants, alors qu'elle était de 190 en 1908. de n)3 en 1909, de 171) en igioetquelc taux moyen pour la période de 1901-1910 avait été de i()f\ pour 10.000 habitants.

En 19 12, le nombre des décès n'a été que de 692.7^0, chiffre le plus bas que l'on ait constaté en France depuis le début du \i\' siècle.

En 1913, on a enregistré 7o3.638 décès, soit une proportion de 178 pour 10.000 habitants contre 17J L'année précédente.

A partir de 191/1, dont les cinq derniers mois appartiennent à la période de guerre, les chiffres ne portent plus que sur la partie du

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