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Fig. /iC. — Accroissement de la taille des garçons et des filles.

offrent des différences appréciables ; elles montrent combien il est difficile d'établir des moyennes (fig. 46 et fig. /17).

Les tables de croissance, d'autre part, ne sont exactes que pour un pays et une race déterminés. On peut s'en rendre compte aisément en consultant les tables des auteurs étrangers, celles de Bowditch (1877) et de Morgan Rotch, pour les Etats l ois : celles de Quételet, de Ley(ioo4)> pour la Belgique ; celles de Roberts, pour

EXA M EX A X THIiOPOMÉ TR IQ LE

l'Angleierre ; celles de Ricardi (1S91), pour l'Italie ; celles de Puij y Roig (1919), pour l'Espagne, etc., etc.

Fig. !x~. - Accroissement du poids des garçons et des filles.

Des tables de croissance doivent figurer dans chaqueécole pour être consultées, le cas échéant, mais le médecin doit se souvenir des principales étapes et des modalités des croissances stakirale cl pondérale. On peut les schématiser de la façon suivante d:

i.Nobécol-rt, Examen clinique des enfants, Journal de médecine interne, 10 je vier 1910, et Précis de médecine des enfants, 3e éJit., 1920.

La taille des garçons est :

à la naissance (N) 5o cm. à 12 ans i 2 1 38 cm.

» i an 70 — » 1 '1 — l5o — (N X 3)

» 2 ans 80 — » l 'i — 1 ri 1 ."1 \ —

Les accroissements annuels atteignent, en chifïïcs ronds :

de la naissance à 1 an 20 cm. de 10 ans à 12 an-; i/a 4 cm.

de 1 an à 2 ans 10 — de 12 — 1/2 » i/j — 1/2 8 —

de 2 ans » 4 — 7 a 8 — de i'\ — 1/2 » i5 — 1/2 0 — de 4 — » 10 — 5 —

Donc, à partir de la naissance, l'augmentation annuelle de la taille va en diminuant ; elle atteint son minimum de 10 ans à 12 ans 1/2. De 12 ans 1/2 à i4 ans 1/2 se produit une poussée brusque de croissance, à la suite de laquelle survient un ralentissement progressif, qui se poursuit pendant la jeunesse, et finalement un arrêt, quand le sujet devient adulte.

La taille des filles est, pendant les premières années, un peu inférieure à celle des garçons. Vers 10 ans, elle est sensiblement égale dans les deux sexes (i3o cm.), puis celle des filles est momentanément plus élevée pour redevenir moindre vers 1/1 à i5 ans.

Elle atteint :

vers 11 ans 12 1 35 cm.

— ij — 12 i54 —

Les accroissements annuels atteignent :

de 10 ans 1/2 à 1 1 ans 1 2 5 cm.

de 1 1 — 1 2 » i3 — 1/2 7 — de i."> — 1/2 » iô — i/a 2 cm. .">

Les filles présentent donc, comme les garçons, une poussée de croissance, mais elle commence et finit un an plus tôt. La croissance est d'ailleurs moins forte et finalement les filles sont, en moyenne, plus petites que les garçons.

Le poids des garçons est :

à la naissance (N) 3 kg. à 8 ans 20 k:r.

» 1 an 9 — (Nx3) » 12 — 1 'a 3o — (N X 10)

» 3 ans 12 — \ X4) » i5 — 1/2 48 — (N X 16)

» 5 — i5 — (Nx 5)

6 kg.

de

ans

ans

i kg. 5oo

de

de

fa

L'accroissement annuel atteint :

de la naissance à i an de I an à 2 ans de 2 ans » 5 —

Donc l'augmentation annuelle du poids diminue depuis la naissance jusque vers 5 ans ; puis elle devient plus grande, au début relativement peu, dans de fortes proportions entre 12 ans 1/2 et 10 ans 1/2.

Le poids des filles est tout d'abord un peu inférieur à celui des garçons, puis il devient sensiblement le même vers 8 ans (20 kgr.). Dès lors, il est supérieur. Mais, à partir de i5 ans, il redevient inférieur. Le poids des filles atteint :

à 11 ans 1 2 29 kg.

» iA — 1/2 43 —

L'accroissement annuel est :

de 8 ans à 11 ans 1/2 2 kg. 000 de 1 1 — i/a » l4 — 12 i — 600 de i4 — 1/2 » i5 — 1, 2 3 —

Donc l'augmentation rapide de poids qui se fait dans la seconde partie de la grande enfance commence et finit plus tôt chez les filles (n ans 1/2 à \\ ans 1/2) que chez les garçons (12 ans 1/2 à

Tous les auteurs n'admettent pas des différences aussi nettes entre les sexes. D'après L. Mayet *, les variations individuelles sont beaucoup plus étendues que les variations sexuelles.

Nous ne saurions, pour notre part, souscrire à cette opinion. L'observation quotidienne, indépendamment de toute mensuration, montre que la poussée de croissance des filles est, en général, plus précoce que celle des garçons.

La comparaison du poids et de la taille est également intéressante, car les courbes des poids et des tailles ne sont pas parallèles. Pour ne parler que de la poussée de croissance de la grande enfance, on constate que les augmentations les plus rapides se font :

1. Lucien M.vtet, Le développement physique de l'enfant, Paris, ioi3.

chez les garçons, pour le poids, de 12 ans 1/3 à l5 ans 1/2.

— — la taille, de 12 ans 1/2 » 14 ans 1 2. chez les filles, — le poids, de 11 ans 1/2 » 1 '1 ans 1/2.

— — la laille, de il ans 1/2 » i3 ans 1 2.

On rencontredesdiflerences analogues dans toute l'enfance, puisque,

Ans ,V / 2

Fig. 48. — Rapport du poids à la taille

de la naissance à 5 ans, la taille double alors que le poids quintuple.

Le rapport du poids à la taillé .y est utile à connaître pour juger,

dans une certaine mesure, si le développement tic l'enfant est normal Bg. J8).

Ce rapport varie avec l'âge et avec le sexe, ainsi qu'on peut s'en

rendre compte par le tableau suivant, dressé à l'aide des tables de Variot et Chaumet. Il indique le poids en grammes d'un centimètre de taille :

Tableau des rapports du poids à la taille.

Age.

Garçons.

Filles.

Age.

Garçons.

Filles,

2 à 3 ans

9 à 10 ans

En se reportant à ce tableau, on verra si des enfants, dont la taille et le poids diffèrent notablement des moyennes de leur âge,

présentent un rapport ^ normal. C'est ce qui importe, car, dans ce

cas, ils sont bien proportionnés.

Ce tableau enseigne en outre que le rapport augmente avec l'âge,

indiquant qu'à une hauteur donnée correspond un poids déplus en

plus fort ; que l'accroissement est surtout rapide dans les dernières

années de l'enfance et qu'il diffère dans les deux sexes surtout entre

P * ioetiô ans pour s'égaliser ensuite. En effet „ est :

chez les garçons,

vers

12 ans 1/2

chez les filles,

20 Mensurations du thorax. — Les mensurations du thorax ont de tout temps servi pour apprécier l'état de santé de l'écolier. Les sujets au thorax développé jouissent, en général, d'une bonne santé, alors que ceux au thorax étroit sont souvent délicats et prédisposés à la tuberculose.

Dans le but d'établir le diagnostic précoce de cette affection, la circulaire ministérielle du 20 octobre 1902 prescrit de prendre le poids, la taille et le périmètre thoracique des élèves des internats primaires et secondaires.

Les mensurations du thorax portent sur le périme Ire thoracique, sur la hauteur du thorax et sur les diamètres thoraciques. Les deux

premières mensurations sont pratiquées à l'aide d'un ruban métrique inextensible ; la dernière, au moyen du compas d'épaisseur.

La mensuration du diamètre bi-acromial présente aussi un certain intérêt.

a) Périmètre thoracique. — L'enfant est debout, les bras tombant le long du corps. On prend avec le ruban métrique tenu bien horizontalement le périmètre axillaire, immédiatement sous l'aisselle, le périmètre mammaire chez les garçons, ou sous-mammaire chez les filles, le périmètre xiphoïdien ou xipho-slernal, passant au niveau de l'union du sternum et de l'appendice xipboïde.

Dans la pratique, ce dernier seul suffit ; c'est lui qui a été adopté parla commission internationale pour l'unification des mesures anthropométriques (Genève. 1912). La différence entre les périmètres mammaire et xiphoïdien est, d'ailleurs, de 1 p. 100 seulement en moyenne (L. Mayet\ On doit noter le périmètre dans l'inspiration et dans l'expiration maxima, et prendre la moyenne.

D'après Cruchet et Sérégé i, les périmètres xiphoïdiens chez les garçons sont les suivants :

Age. Périmètre xiphoïdien.

cm.

i4 à iô ans 7[M

h'ampliation thoracique ou indice respiratoire, c'est-à-dire la différence entre les périmètres thoraciques en expiration et en inspiration forcée, est, pour le périmètre axillaire, d'après Prosper Merklen 2 :

à 7-8 ans de !\-b cm.

» 9 — G-7 — après 9 — 7 —

Le périmètre thoracique est diversement apprécié parles auteurs. Les causes d'erreur sont d'ailleurs considérables et les écarts entre deux mensurations successives sont souvent très marqués. A. Binet le considère comme inutile. Maurel, de son cùlé, prétend qu'il n'existe aucune relation entre le périmètre et la section thoracique, un même périmètre pouvant entourer deux surfaces différentes.

Ces réserves faites, on doit retenir que L'augmentation du péri

1. Cruchet et Sérégé, L'évolution clinique du foie chez l'enfant normal, Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Bordeaux, 5 avril 1908.

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