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I II III

Distance positive. Distance nulle. Distance négative.

sitent l'adoption d'un dispositif spécial permettant à l'enfant de se mettre debout en mobilisant le pupitre ou le siège.

Il existe de nombreux modèles de tables et de bancs scolaires. On peut avec Dufestel les classer en cinq catégories :

i° Modèle à pupitre et siège jï. ces. — C'est un des plus employés, en particulier par la ville de Paris. Il est peu coûteux. Mais l'enfant, et c'est là un inconvénient, est obligé, pour se tenir debout, de quitter son banc et de se placer à côté de la table.

2" Modèle à pupitre mobile et siège fixe. — Il permet à l'enfant de se tenir debout, mais il exige des mécanismes assez compliqués, qui en augmentent le prix. D'autre part, la mobilisation du pupitre est bruyante et dangereuse ; souvent les enfants se blessent les doigts ou se pincent.

3° Modèle à pupitre fixe et à siège mobile. — Ce modèle, adopté dans certaines écoles de la ville de Paris, est meilleur marché que le précédent. Il offre les mêmes avantages, mais les écoliers peuvent se pincer également lorsqu'ils replient la barre du banc mobile.

4° Modèle à pupitre et à siège mobiles. — Il en existe quelques variétés ingénieuses, mais leur mécanisme assez compliqué, leur prix de revient élevé en rendent l'emploi dans les écoles peu pratique.

5° Modèleà chaise. — Certains auteurs remplacent le banc par une chaise, mais celle-ci favorise en général les attitudes incorrectes et, pour cette raison, n'est guère répandue.

Parmi les différents modèles, il convient de donner la préférence à ceux qui, tout en étant peu coûteux, possèdent les qualités requises.

Les modèles qui permettent à l'enfant de se tenir debout sont très avantageux. La station assise prolongée offre en effet des inconvénients * : les saillies osseuses blessent l'enfant et rendent douloureuses les régions comprimées ; la fatigue survient très vile et déjà, en moinsd'une demi-heure, l'écolier prend une attitude défectueuse ; les viscères abdominaux refoulent le diaphragme et la respiration devient superficielle. Si on utilise un modèle à pupitre et siège fixes (modèle de la ville de Paris, par exemple), on fera bien, pour éviter ces inconvénients, d'obliger les enfants de temps à autre à se lever de leur banc et à se placer debout, à côté de la table, dans les rangées qui séparent les pupitres.

En outre, il y a intérêt à choisir une fable inclinée de i5 à i8° et des bancs à dossier. Le dossier permet le repos des muscles dorsaux et évite l'inclinaison du tronc en avant pendant la lecture du maître ou les démonstrations au tableau. Ce dossier doit remonter jusqu'au niveau des omoplates et non pas seulement jusqu'à la région lombaire.

Quelles que soient les améliorations apportées au mobilier scolaire, elles ne réalisent pas la perfection, parce que les dimensions sont calculées d'après la taille, c'est-à-dire la hauteur de l'individu dans la position debout. Or, comme l'a montré P. Godin, il y a là une erreur fondamentale, car il n'existe aucune corrélation fixe entre [a taille debout et la taille assis; le rapport du membre inférieur S au buste B de Manouvrier n'est qu'exceptionnellement identique chez deux enfants de même taille. Il convient donc d'individualiser le mobilier scolaire, de telle façon que les membres inférieurs servent de base à la détermination de la hauteur du banc et que le buste indique la différence entre le banc et le pupitre. 11 faut que le siège soit convenablement bas, approprié à la hauteur de la jambe, et à plan horizontal, que le centre de la table soit à 35 centimètres du plan binoculaire, et que celle-ci, ayant une inclinaison moyenne de i8°, soit un peu plus inclinée pour les bustes longs (brachyskèles), un peu moins pour les bustes courts (macroskèles).

La réalisation en est très simple, d'après Godin. Dans une salle, on dispose des tabourets numérotés de i à 20 à hauteur croissante de 5 en 5 millimètres, comprises entre 02 cm. et V> cm., et des

1. V. Brudense, La loi du mouvement chez l'enfant et la question du mobilier scolaire, //7e Congrès d'hygiène scalaire, Paris, 1910, III, p. 193.

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pupitres, compris entre 02 cm. et 62 cm. présentant la même progression .

A la rentrée des classes, l'enfant, une jambe nue, passe devant les tabourets ; l'expert, muni d'une règle plate, l'arrête dès que le plan du siège répond au niveau du tubercule antérieur du tibia.

Puis l'enfant s'assied sur ce tabouret, le buste vertical, devant les tables, jusqu'à ce que la règle en T de 35 cm. prenne place exactement entre les yeux et le centre de la tablette.

La différence entre le plan de la table et celui du banc règle l'inclinaison de la première.

Les tables et les bancs peuvent être couplés à l'aide de tenons et un ouvrier exécute le travail suivant les indications fournies.

B. Mobilier des écoles maternelles. — Comme celui des écoles destinées aux enfants déjà grands, le mobilier des écoles maternelles doit être construit sur des données physiologiques.

Dans la plupart des écoles de campagne, ce mobilier, constitué uniquement par une estrade à plusieurs rangs, ne remplit pas ces conditions.

Les fables seront proportionnées à la taille des enfants, les bancs auront des dossiers munis de bras.

Certains modèles sont particulièrement appropriés aux petits élèves des écoles maternelles. Le banc scolaire italien de Pezzarossa permet, par exemple, aux enfants de s'étendre pour faire la sieste, dont le besoin impérieux se fait sentir au début de l'après-midi. Pour pratiquer cette dernière, à défaut d'un modèle spécial, on peut avoir recours au lit de camp de Mme Matrat ou à un lit similaire.

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