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INFRODUCTION
Depuis les temps les plus reculés de l’histoire, bêtes et gens paient leur tribut à la tuberculose. C’est ainsi que des lésions tuberculeuses ont été retrouvées sur les momies égyptiennes, que des écrits d'Hippocrate signalent la phtisie, en Grèce, que CELSE, grand médecin romain, la décrit également.
De nos jours et si l’on s’en tient aux animaux domestiques on doit tenir bour acquis que 20 % au moins des bovins de l’ensemble de la France sont tuberculeux. Il convient de répéter, écrit BoussarDp, qu'il est impossible d'apporter, sur ce sujet, des chiffres exacts. Néanmoins, ce n’est pas exagéré de dire que trois mullions environ de nos bovidés sont tuberculeux. Certaines indications permettent de penser que, sur ce nombre, au moins 3 % sont atteints de tuberculose légalement contagieuse, c’est-à-dire, présentent des symptômes qui les rendeñt éminemment dangereux. Si on se reporte cinquante ans en arrière, on constate que les progrès réalisés par la tuber- culose bovine sont considérables.
Devant la multitude, si non des malades, du moins d'infectés on comprend l'importance et la
nécessité de méthodes prophylactiques, basées, avant tout, sur la détection des animaux infectés. Le diagnostic clinique est souvent impossible en raison de la longueur de la période latente et de l’imprécision des symptômes. De ce fait, il Jaut, en général S'en remettre à la tubercülination qui est à la base même de toute mesure sanitaire.