‹ Hypertensions artérielles permanentes curablesChapitre 92 sur 96 · PES · texte numérisé non relu

PES

Suites : Extrêmement difficiles, car les doses de Cortisone et de DOCA qu'il fallait administrer étaient, chez cette in suffisante cardiaque, hypertendue, néphrétique, surré= nalectomisée, greffée de l'une de ses surrénales, très difficiles à établir,

L'équilibre fut obtenu au bout d'un mois de lutte avec

40 milligrammes d'hydrocortisone administrés par jour.

Il est trop tôt encore pour juger du résultat de cette surréna— lectomie bilatérale, sur l'hypertension artérielle de ce syndrome de Cushing, disons seulement que la malade qui avait une tension artérielle aux environs de 20/12 à son entrée quitta le service, ävec une tension artérielle à 15,5/10,5, mais que ses fonctions rénales restaient déficientes,

J'ai rapporté cette observation, en la résumant au maximum, Ce cas, a en effet été l'objet d'explorations endocrinologiques extrêmement poussées,

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De cette révision, se dégagent plusieurs notions :

Il existe des hypertensions artérielles permanentes réver-

sibles, quelque soit leur cause,

Cette qualité de réversibilité est surtout le propre (sans être pour autant leur exclusivité) des hypertensions artérielles liées à une cause décelable : tels les lésions rénales unilatérales, les phéochromocytomes, les hypercorticismes - type Cushing Le les coarctations. de l'aorte, Fa | ie Cette qualité de réversibilité semble liée de façon inversement proportionnée à l'âge du sujet, à la durée de la maladie hypertensive,

au degré de l'atteinte rénale,

Cette reversibilité semble par contre, assez indépendante du degré . des troubles fonctionnels, de l'état du fand de l'oeil, du retentissement cardiaque, donc du potentiel évolutif de l'hypertension ar-

térielle,

Le diagnostic des hypertensions artérielles permanentes que l'on peut qualifier de curables, est parfois facile, lorsque les symptômes sont évocateurs, mais il va le plus souvent être difficile, voire impossible, malgré des recherches cliniques et para-cliniques

poussées,

Cette difficulté diagnostique explique en partie, le fait que beaucoup de ces hypertensions artérielles permanentes et curables,

soient méconnues et qualifiées d'hypertensions essentielles.

La fréquence des hypertensions artérielles permanentes et

curables est réduite, Ainsi :

pour les hypertensions artérielles des lésions rénales uni

latérales, la fréquence est égale à : 20 % de moyenne dans la littérature

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mondiale, avec des chiffres qui oscillent entre 5 # (Ratcliffe) et __ 25 % (A. Gerbeaux). Dans notre expérience cette fréquence est de 4,7 LA si nous tenons compte des hypertendus non néphrétiques hospitalisés dans notre service et qui ont présenté des lésions rénales unilatérales évidentes associées à leur hypertension,

pour les hypertensions artérielles des phéochromocytomes | dla fréquence est égale à 0,35 % de moyenne dans la littérature mondiale avec des chiffres oscillant entre 0,02 % ( Van Goidsenhovor)

et de 0,47 % (Graham), Dans notre expérience cette fréquence est de 0.34 &..

pour les hypertensions artérielles permanentes et curables de la maladie de Cushing , des hypercorticismes, des coarctations de l'aorte, il est difficile de donner des pourcentages précis, faute de

renseignements statistiques à leur égard,

Parmi le petit nombre d'hypertensions artérielles permanentes et curables, que l'on arrive à dépister et à traiter, il on est qui persistent, comme si la maladie hypertensive une fois installée depuis

un temps donné et suffisant, viendrait à échapper à sa cause provocatrice.

Tout ceci explique pourquoi l'indication opératoire reste difficile à fixer. Elle doit être sérieusement pesée, d'autant plus que quelle que soit la cause que l'intervention élimine, cette intervention

est toujours dangereuse,

Néanmoins les résultats obtenus semblent encourageants :

comme le prouve le résumé suivant :

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A/= Lésions rénales uniletérales + T.T,A.

1) Littérature mondiale

Néphropathies unil. Néphrectomies Succès

VATCLIFFE 113 | 49 17 = 34,6 % GERBEAUX 64 64 252 87. % BRAASH 61+100 61+100 80 = 53 % Van GOIDSENHOVEN GE 17 9 = 50 % SESENBACH 75 75 5 = 9% SANKLAY & BLATT 45 45 21 = 50 #

2) Nous

B/— Phéochromocytomes

1) Littérature mondiale.

Nbre de cas Nbre de cas opérés Succès GRAHAM 207 I25 80 = 60 % Van GOIDSENHOVEN 3 3 3 = 100 # D,M, GREEN 50 25 22 = 86,5 % 2) Nous 2 2 1 = 50 %

C/- Hypercorticismes

1) Il n'existe aucune statistique dans la littérature mondiale sur le devenir de l'hypertension artérielle de ces syndromes, et dans les 2 cas opérés de surrénalectomie pour syndrome de Cushing que nous rapportons, l'intervention unilatérale dans l'un, et bilatérale dans

l'autre, n'ont donné que des résultats difficiles à codifier sur le

syndrome hypertensif, D/= Coarctations de l'aorte.

Il n'existe aucune statistique dans la littérature mondiale qui permette de juger avec un recul de temps suffisant, du devenir des hy—

pertensions artérielles des coarctation opérées,

E/ Le pourcentage de guérison des hypertensions artérielles essentielles, traitées par sympathectomie, ne pouvant être rapporté parmi ceux des hypertonsions artérielles curables, a été rapporté

dans le chapitre concernant ces types d'hypertension artérielle,

Rappelons que, sur 55 malades de notre service, qui ont subi ce type d'intervention, 5 ont été considérablement améliorés,

sinon guéris, ce qui équivaut à 10 % de succès.

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PTALIDGRAPEHITE Gran artérielle due à un héochromoc tome, (R. SEGADAS

et L, MURGEL) Re, Brasl, Medica = 8-845-847, Décembre 1951 P, 100-357 93-847 (1)

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13 ans (D, BRACHETTO, BRIAN et E, BREWER) An. Inst’, . Med. Exper, 2,201-211 505,

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