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Les réactions vaso-motrices des gros vaisseaux au cours de l'hyperthermie provoquée par l'huile soufrée.
L'étude des réactions vaso-motrices des gros vaisseaux est un test classique du fonctionnement du système nerveux végétatif.
Le sympathique est en effet, et c’est là un fait aisément démontrable, le nerf de la vaso-constriction : CI. Bernard démontra le premier, en 1852, que la sympathectomie entraîne une élévation de la température locale due à la vaso dilatation. Fait curieux, MM. Leriche et Fontaine constalent que si cette hyperthermie locale est définitive, par contre les troubles vaso-moteurs régressent après quelques mois ; ils s'expliquent cette discordance par l'existence de centres vaso-moteurs périphériques, intra-muraux, qui dans certaines circonstances pourraient fonctionner indépendamment des centres supérieurs.
Le trajet de ces fibres sympathiques vaso dilatatrices est actuellement connu : les cylindres axes des cellules de la corne latérale externe de la moelle sortent par les racines antérieures, les quittent par les rameaux communiquants blancs pour atteindre le ganglion sympathique correspondant et s’y terminer en dendrites autour des cellules ganglionnaires. Ces cellules ganglionnaires, origine du second neurone, le neurone post-ganglionnaire, émettent des
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cylindres axes qui, par les rameaux communiquants gris, gagnent les nerfs mixtes, les accompagnent, et s’en séparent finalement pour se rendre aux tuniques vasculaires.
Si la vaso-constriction est indiscutablement d’origine sympathique, le mode d'action de la vaso-dilatation est encore discuté. On a longtemps admis que seule la vasoconstriction est un phénomène actif, la vaso-dilatation étant due à une inhibition des vaso-constricteurs.
Actuellement, cependant, l'existence des nerfs vaso-dilatateurs paraît devoir être admise. Lorsqu'on sectionne un nerf mixte, tel le sciatique, une excitation du bout périphérique, faite au troisième jour, entraîne encore une vasoconstriction ; au septième jour, on n’observe qu’une vasodilatation. Il existe donc dans les nerfs mixtes des fibres vaso-dilatatrices.
La provenance de ces fibres est encore discutée. Un fait est certain : l'excitation du bout périphérique des racines postérieures entraîne une vaso-dilatation, celle-ci pouvant s'interpréter de diverses façons. Dastre et Morat soutiennent l'existence, dans ces racines postérieures, de fibres sympathiques centrifuges vaso-dilatatrices, fibres dont l'existence est également admise par MM. Leriche et Heitz. Bayliss admet l identité de ces fibres vaso-dilatatrices et de celles de la sensibilité générale : la cellule du ganglion spinal serait la cellule d’origine de la fibre vaso-dilatatrice, la conductibilité se ferait en sens inverse de la conductibilité sensitive (action antidromique).
Récemment enfin, Muller, Dresel, Burger, Laignel-Lavastine identifient ces vaso-dilatateurs des racines postérieures au para-sympathique. Des fibres para-sympathiques quittent la moelle commeé fibres pré-ganglionnaires et le ganglion distal serait juxta-viscéral ou viscéral. Cette conception «permet d'étendre aux actions vaso-motrices la notion courante d'antagonisme entre les fonctions sympathiques et para sympathiques régissant un même organe. Il en résulterait des états d'équilibre analogues à ceux décrits pour les muscles volontaires par Sherrington sous le nom d'innervation réciproque » (De Waele).
Sans prendre partie entre ces diverses théories, on est en droit d'affirmer que la tonicité, la vaso-motricité artérielle dépendent essentiellement des multiples actions nerveuses auxquelles elles sont soumises : excilations d'origine sympathique indiscutablement, excitations d'origine para-sympathique peut-être.
L'étude de la vaso-motricité artérielle est donc bien un test du fonctionnement végétatif.
Pour cette étude, nous avons utilisé la technique préconisée par Babinski, Froment et Heïilz, qui consiste en la comparaison des courbes oscillométriques obtenues au niveau des membres, après bain chaud et bain froid.
Nous n'avons pas voulu nous contenter de la simple lecture des oscillations sur le cadran de l’oscillomètre de Pachon. On sait combien il est difficile, au moyen de cet appareil, de fixer avec exactitude la maxima et la minima, deux observateurs suivant simultanément les oscillations de l'aiguille ne trouvent pas toujours le même chiffre. La mesure de l’indice oscillométrique risque d’être encore moins précise étant donnée la rapidité des oscillations.
Aussi avons-nous eu recours à l'inscription indirecte des oscillations par transmission pneumatique, procédé calqué sur le dispositif sphygmoscopique de Marrey. Ici encore nous nous sommes servis de l’oscillomètre enregistreur de Boulitte.
La manchette pneumatique de cet appareil présente les garanties qu'on est en droit d'exiger pour accorder aux chiffres obtenus toute leur valeur. La longueur de la manchette doit être suffisante pour embrasser le segment de membre en entier. Sa largeur doit être de 12 cm. pour Von Recklinghausen ; plus étroite, elle donnerait des chiffres trop élevés, les réactions élastiques des parties molles, importantes, se surajoutant à celles des parois artérielles.
Pour éviter à coup sûr cette action surajoutée, M. Gallavardin préconise une manchette à deux compartiments