‹ Hyperthermie et Système Neuro-VégétatifChapitre 12 sur 27 · LT ONE · texte numérisé non relu

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superposés par leurs bords ; le compartiment d’amont est un manchon auxiliaire, le second seul est en communication avec l’oscillomètre au moment de l'enregistrement. De cette façon, on éloigne de la manchette enregistreuse les hattements infundibulaires qui se produisent dans les entonnoirs créés parles bords du manchon qui déprime les tissus. C'est cette manchette à double compartiment que comporte notre oscillomètre.

Ne voulant pas nous contenter d’un seul examen, nous avons étudié les réactions vaso-motrices aux membres supérieur et inférieur du même côté, et non aux deux menmbres symétriques. On sait en effet que la simple immersion d’un membre dans l’eau chaude ou froide entraine des réactions vaso motrices au niveau du membre opposé, et nous aurions risqué de fausser ainsi nos résultats. D'autre part, voulant étudier le système végétatif dans son ensemble, et non des lésions localisées, nous n’avons pas — un seul cas mis à part — pris pour sujets d'étude des malades susceptibles de présenter des lésions nerveuses unilatérales. Nous avons enregistré les oscillations à l'extrémité distale de l’avant-bras et de la jambe, juste au-dessus de l'articulation.

Au cours de nos mulliples expériences, nous avons dù prendre diverses précautions. Comme l'indique Néri, « la recherche de la réaction thermique, ainsi que toute recherche sur le système vaso-moteur, doit être faite comme nous l’a appris CI. Bernard, dans certaines conditions de température ambiante qui ne doit être ni trop haute, ni trop basse (entre 16 et 200), et dans les mêmes conditions de digestion (nous avons opéré à jeun)... Les membres doivent rester à l'état de repos, en évitant des positions incommodes qui pourraient troubler les résultats de l'expérience ».

En un premier temps, nous enregistrons les oscillations au membre supérieur, puis au membre inférieur. Afin d'éviter la vaso-constriction fugace que provoque le contact de la manchette froide, nous avons toujours attendu une à deux minutes avant de procéder à la compression.

Ayant enregistré ces deux courbes, nous plongeons le

es

membre supérieur jusqu'au coude dans un bain chaud à 400 dans lequel nous le laissons dix minutes. Au cours des examens pratiqués en hyperthermie, la température du bain était légèrement plus élevée (42°). Pour éviter le refroidissement du bain, nous ajoutons de temps en temps un peu d'eau chaude, en évitant de la verser directement sur le bras. Dès la sortie du bain, nous prenons un nouveau tracé; voulant éviter comme précédemment la vaso-constriction due à la manchette froide, et ne pouvant attendre (les réactions vaso-motrices risquant de se modifier au contact de l'air froid), nous avons préalablement réchauffé la manchette. Nous procédons ensuite de la même façon pour le membre inférieur.

Pour l'épreuve du bain froid, nous plongeons alors pendant cinq minutes, le membre supérieur dans un bain refroidi à 100 (il nous a semblé inutile de recourir à un bain glacé qui aurait été mal supporté par les sujets en hyperthermie ; un bain à 10° suffit à déclancher une nette vasoconstriction, ainsi que l'avaient constaté Babinski, Froment et Heitz). Cette basse température est maintenue par l’adjonction répétée de petits morceaux de glace, en prenant soin de ne pas les mettre au contact du bras. Nous terminons enfin par l’examen du membre inférieur après bain froid.

Ainsi, à chaque séance nous enregistrons six tracés, trois de chaque membre. Comme nous l’avions fait pour le R. O. C. etle R.S$S., nous avons répété cet examen cinq ou six fois chez les 18 malades que nous avons étudiés après injection d'huile soufrée.

Les résultats de nos expériences sont consignés dans les tableaux suivants. Afin de rendre nos explications plus claires, nous étudierons successivement les modifications de l'indice oscillométrique (1. O.) après le bain chaud, puis

le bain froid.

Chez 11 de nos malades (1, 2, 4, 5, 6, 8, 9, 13, 14, 16, 18)

SRG AR SE

étudiés en apyrexie, les réactions de l'I. O. au bain chaud étaient normales. Chez ces 11 malades examinés au cours d’une hyperthermie provoquée, le bain chaud n’entraîne aucune vaso-dilatation, et au contraire engendre parfois une vaso-constriclion assez nette.

Membre supérieur

Membre inférieur DRE PNG TERRE

avant bain bain avant bain bain bain chaud froid bain chaud froid | No 1.

Avant A0 61|LER D 6,5 3 8 10 8 | 37 5 8 2 8,9 10 8,9 Lee ES 38,4 1 3/4 1 3/4 1/2 3 3/4 6 1/2 5 1/4 40 5,5 5,5 1 6,5 5 6 Après 3j. 37 5 9.5 2 4 3/8 | 7 4,5 No 2.

Avant 37 7 10 3,5 7,5 10 5 Al PE) 6 8 1/4 6 9 6 FINE 30, 8116 6 3,0 8 8 8,5 9019 7 DAS k 1/4 9 8,9 Après 3j. 37 f 4,5 2 8,5 9,5 6,5 ADreSNO NES 7MLNIIRS 6 3 6 8 6 | N° 4. | Avant 36,8 1 3/4 o ® 25 & 3/4 | ?

: 36,9 2 3/4 3,0 2 1/4 5 EE 4 ÉPATS SORTE 3,0 7 0 539 (A Après 3 j- 37,4 % 2 IL 339 4 2 3/4 Après 7j. 37 2 2,5 1,5 3,5 5 3,5

INOMEE Avant 36,9 DES & 20e) SU 4,5 2 DO AIRE 4,5 35 [A 5,9 &,9 HT: 39,5 2 3/4 ” 3 4 [A 39 Après 3 if 36,8 5 6 2 n ALES &,9 Après 8 1e 36,8 DAS 6,9 3 &,5 LAS 3.0 N° 6.

Avant 37 955 11 # 95 11 7,9 , 302011 1183 2 9 si! ps) H. T. 38,6 [10 3/4 | 9 3 10,5 7 6 39,4 7 1/4 a ? 10 6 6, Après 3 1E 37 00 k 3/4 1 ÿ 8 9,9 Après 6j. 371| 3 5 ? A & 3/4 | 23/4

bain froid 5 1/4

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