‹ Hyperthermie et Système Neuro-VégétatifChapitre 16 sur 27 · LS · texte numérisé non relu

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Nos multiples examens nous ont également permis d’'étudier quelques points de physiologie encore discutés actuellement. C'est ainsi que pour nombre d'auteurs, JT. O. serait augmenté au cours de la fièvre (il n’est plus question ici des épreuves des bains chaud et froid). Vincent, dans une thèse très documentée, avait affirmé l’existence, au cours de la fièvre, d’une vaso-dilatation. Pour M. Richet, l'I O. serait augmenté du tiers ou du quart : il serait doublé pour M. Drouet ; pour MM. Halphen et J. Auclair également, il serait très augmenté, « occupant parfois la totalité du cadran du Pachon ».

D’après nos résultats, nous constatons en effet que 4 de nos 18 malades présentent au cours de la fièvre une augmentation de l’I. O. de 3 divisions environ (cas 4, 5,9, 13). Par contre, dans 9 autres cas (2, 3, 6, 7, 12, 15, 16, 17, 18) 11. O. ne se modifie pas. Dans 5 cas enfin, il reste invarié à l’un des membres, s'élevant (cas 8, 10, 11) ou s’abaissant (cas 1, 14) à l’autre.

I semble donc que l'I. O. n'est pas modifié au cours de la fièvre, et que, en tous cas, ses faibles modifications ne dépassent pas celles que l'on peut constater d’un jour à l’autre chez un même sujet (1).

Il nous a paru intéressant, ayant à notre disposition un aussi grand nombre d’oscilloërammes, de rechercher l’existence de modifications tensionnelles au cours de l'hyperthermie. Nous ne voulons pas voir, en ces modifications, un test du fonctionnement végétatif ; s'il est probable que le système végétatif joue un rôle dans la régulation tensionnelle, c'est à un problème que nous n'aborderons pas dans ce travail. Mais, ayant la possibilité d'étudier la question si controversée des modifications de la, tension artérielle au cours de la fièvre, nous croyons intéressant

1 Une fois l’acmé thermique atteinte, apparaît une vaso-dilatation, pré-

lude de la chute thermique (Langlois), ce qui explique peut-être les constatations différentes faites antérieurement.

ÉOLL ETE

d'exposer les résultats que nous avons obtenus, sans vouloir en tirer aucune conclusion.

Pour Bishop, Horton et Stafford, la T. A. s'élèverait avec la fièvre. Mais récemment Drouet, puis Halphen et Auclair ont soutenu la presque constance au cours de l'hyperthermie d'une baisse de la minima (98 % des cas dont 18% dépassant 3 cm.), celle de la maxima étant moins régulière (79 %) ; cette maxima s’éleverait au contraire chez les hypotendus. Par contre, Vincent avait affirmé autrefois lPinvariabilité de la T. A. au cours de la fièvre. Pour M. Richet également, la T. A. varie assez peu, la Mx. reste fixe, la Mn. peut s'abaisser de 1 cm. à 0 cm. 5. Pour le Professeur Binet enfin, la pression moyenne reste la même pendant toute la durée de l'hyperthermie.

Ce sont bien là les constatations que nous avons faites chez nos 18 malades. Il estaisé sur nos tracés de préciser : la Mx.— conlire-pression pour laquelle l'amplitude des oscillations devient brusquement croissante-— Ia My. — contre-pression pour laquelle l'amplitude des oscillations est la plus grande — la Mn. enfin, — contre-pression pour laquelle PI. O. s abaisse brusquement ; ce repère étant celui que conseillent Mac William, Melvin, Erlanger, Gallavardin, de Meyer.

Nous avons constaté que :

— [a Mx. reste fixe douze fois sur dix-huit, s'élève trois fois de 2 cm., diminue trois fois de 2 cm. Ces légères variations de la Mx. au cours de l'hyperthermie ne dépassent pas celles que l'on constate quotidiennement chez le sujet apyrétique.

— La My. reste également fixe douze fois sur dix-huit ; dans les 6 autres cas, qui ne sont pas les mêmes que pour la Mx., elle s'élève trois fois de 1 em., s’abaisse trois fois d'autant.

— La Mn. reste également fixe douze fois sur dix-huit ; et dans 6 cas s'abaisse de 1 em. Ici encore ces différences ne nous paraissent pas dépasser celles que nous avons constatées d’un iour à l’autre sur nos tracés.

Il nous semble donc, ainsi qu'à MY. Binet et Richet, que la T. A. n’est pas modifiée au cours de la fièvre.

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