‹ Hyperthyroidisme et TuberculoseChapitre 18 sur 20 · DÉDUCTIONS PRATIQUES · texte numérisé non relu

DÉDUCTIONS PRATIQUES

Pouvons-nous tirer des faits que nous venons d'exposer une application pratique ? |

Si on considère qu'il a fallu une dose énorme de thyroïdine aux cobayes de la série C (60 centigrammes) pour leur permettre de résister à l'infection, alors que la dose de 30 centigrammes s’est montrée inefficace, et que cette dose de 60 centigrammes pour un cobaye correspondrait à la dose de 72 grammes pour un homme moyen, on doit conclure qu'il est impossible à la thérapeutique d'utiliser ces résultats.

Mais, d'autre part, il ne nous est pas interdit de penser que vu la complexité de la sécrétion thyroïdienne, une partie seule sur ces 72 grammes peut agir et posséder une action efficace.

Ordtmann, étudiant la composition chimique des glandes thyroïdes et parathyroïdes, a montré que dans la thyroïde on trouve 82,24 °/, d’eau, 17,66 4 de matières organiques, 0,1°/, de matières inorganiques. Parmi ces der-

TE RAGE nières, la plus importante est liode (Roos et Baumann) en partie libre, en partie combinée aux protéiques. Giraud (1) dans sa thèse Le corps thyroïde des tuberculeux, est d'avis que l'iode du corps thyroïde a une certaine influence bienfaisante contre l'évolution tuberculeuse — et que cette sécrétion iodée agit à la façon de l’iode en activant la phagocytose.

C'est également l'opinion de M. Labbé et Lortat-Jacob (2).

£st-ce donc l’iude qui serait l'élément important et agissant du corps thyroïde ?

Est-ce la thyréoglobine comme le voudrait Oswald ?

Sont-ce les nucléines arsenicales d'Armand Gauthier ?

Sont-ce les parathyroïdes, dont le rôle a été principalement mis en lumière par Gley, mais dont la composition chimique est encore mal connue ?

Il est difficile. dans l’état actuel de nos connaissances, de répondre à ces questions. Qu'il nous suffise pour le moment d'affirmer l'influence favorable de la sécrétion thyroïdienne dans son ensemble. Des nombreuses recherches sont encore nécessaires ; mais il n’est pas permis de douter, que dans un avenir prochain, le rôle de ces sécrétions défensives'sera mieux connu et leur ullisation sera la thérapeutique de demain. ;

(1) Giraud: Le corps thyroïde. it (2) Labbé, Lortat-Jacob ; Soc, de biol,, 1908 et 1904.

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