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ne fait pas exception. De rombreux travaux nous ont prouvé l'influence des maladies infectieuses sur cette glande, et on sait que parmi ces maladies la tuberculose vient en bonne place. Entre autres recherches, le travail au-. jourd'hui classique de MM. Roger et Garnier (1) a. montré qu'à côté des altérations grossières des thyroïdites (complications du décours et de la convalescence des grandes pyrexies) la thyroïde, loin d’être indifférente dans les infections, réagissait toujours plus ou moins vivement, suivant l'énergie et la persistance du processus morbides. Leurs recherches ont également bien mis en évidence qu’à ces lésions d’intensité diverses correspondent, dans la sécrétion normale de la glande, une diminution où une altération des fonctions : après l’hyperthyroïdie, il y a la disthyroïdie. et l'athyroïdie.
Actuellement, les cas de goître simple et goître exophtalmique d'érigine tuberculeuse sont ‘admis par, le, professeur Poncet et ses élèves, à la suite de leurs travaux Sur la tuberculose inflammatoire. |
D'autre part, après avoir constaté la coexistence du goitre exophtalmique et de la tuberculose pulmonaire, il était intéressant de se demander quelle influence l'épisode basedowien pouvait avoir sur l’évolution de la tuberculose.
“Il nous à semblé que les observations qui se trouvent dans la littérature médicale, si elles rélatent des faits de goître exophtalmique coexistant avec une tuberculose pulmonaire, n’ont guère envisagé le PR de la sorte.
(4) Roger et Garnier : Tuberculose et corps thyroïde. Arch, méd., 1900. RE US à
Aussi cetle question nous a-t-elle paru intéressante et nous avons résolu d'en faire le sujet de notre travail inaugural.
Mais, pour serrer le problème de plus près, nous avons fait appel à des faits expérimentaux ; c'est-à-dire que des cobayes ont été les uns thyroïdés, les autres hyperthyroïdés après avoir été inoculés par ‘des crachats tuberculeux ; un- troisième groupe d'animaux, enfin, ont été ha tuberculisés pour pour servir de témoins.
En opérant de là sorte, nous avons essayé, autant qu'il était possible, de nous rapprocher des faits cliniques où le goître exophtalmique coexiste avec la tuberculose. Chez nos cobayes, nous avons réalisé d’une part une hyperthyroïdie expérimentale, d'autre, part une. tuberculose expérimentale. fi ue
Nous relatons plus. Fat le résullat de ces recherches et les conclusions que nous en avons tirées.
Nous avons divisé notre travail en trois parties : Nous partons de ce principe que le goître exophtalmique est dû à l’hyperthyroïdie et: voulons voir l'influence de cette hyperthyroïdie sur la marche de la tuberculose.
Aussi, dans la première partie nous exposerons les faits qui militent en faveur de la théorie thyroïdienne du goître exophtalmique. D'ailleurs, la plupart des auteurs sont actuellement d’avis que l’hyperthyroïdisme domine la pathogénie de la maladie: de Parry-Graves. Les divergences proviennent de ce que les uns la rattachent à une hypersécrétion pure et simple de la glande thyroïde, les autres à une hypersécrétion modifiée.
Dans la deuxième partie, nous reproduirons quelques observations et nous exposerons le résultat de nos recherches.
Dans la troisième partie, nous essayerons de tirer des déductions pratiques.
rose Le plan de notre travail sera donc le suivant :