CONCLUSIONS
1. — L’hypertrophie du membre inférieur avec nœvus et varices constitue une affection congénitale ainsi que tous les auteurs l’ont établi sans conteste (Trélat et Monod, Masmejean, Leblanc, Duplay, Klippel etTrenaunay.
IL — Notre observation est intéressante par l’hypertrophie des deux doigts de la main droite, et des deux orteils du pied droit. Il s’agit là d’une forme alterne fort rare, puisque Leblanc n’en a pu réunir que quatre cas En outre, nous relevons ce fait que le nœvus est localisé au bras et à l’avant-bras tandis que l’hypertrophie ne frappe que deux doigts, les deux du reste en union nerveuse avec le nœvus.
III. — Il n’y a pas dans notre cas parallélisme absolu entre le nœvus et l’ostéo-hypertrophie. Le membre inférieur gauche présente à leur maximum le nœvus et Fostéo-hypertrophie, au membre supérieur droit, nœvus et ostéo hypertrophie, ont la même topographie, par contre, au membre supérieur gauche et au membre supérieur droit le nœvus ne s’accompagne d’aucune hypertrophie osseuse symétrique.
IV. Au point de vue de la pathogénie sans vouloir affirmer le type radiculaire du nœvus nous disons seule-
ment que l’hypertrophie congénitale avec nœvus et varices est produite par des troubles nerveux trophiques.
Ges troubles trophiques tiennent tous les autres troubles sous leur dépendance.
Aussi repoussons-nous le nom de « nœvus variqueux ostéo-hypertrophique » donné à ce syndrome par Klip~ pel et Trenaunay.
Nous préférons la dénomination un peu vague de Trelat et Monod ; « hypertrophie partielle du corps ». Et pour donner au nœvus dans le cortège symptomatique la place qui lui revient, nous dirons « hypertrophie partielle du corps avec nœvus ».
Vu : le Président de thèse,