‹ Hypertrophie partielle congénitale du corps avec nœvusChapitre 6 sur 19 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C’est Isidore Geoffroy Saint-Hilaire qui, le premier, dans Y Histoire générale des anomalies de V organisation chez l'homme, signale accessoirement l’anomalie qui fait le sujet de ce travail : « Une anomalie digne de quelque intérêt, dit-il, consiste dans le développement inégal des deux moitiés du corps, soit dans une, soit dans plusieurs régions, soit même dans toutes. On voit en effet chez quelques individus, un côté tout entier du corps, c’est ordinairement le droit, plus développé que l’autre ».

Il existe encore des cas isolés : Ceux de Foucher et Desvouges rapportés par Forster dans son Traité des vices de conformation de V homme, ceux de Beck et Friedreich, une observation de John Adams dans The Lancet d’août 1858. Signalons encore les cas de Broca, Ollier, deux courtes communications de Chassaignac à la société de chirurgie.

En 1869 paraît le premier travail d’ensemble sur l’hypertrophie congénitale, le mémoire de MM. Trélat et Monod publié dans les Archives générales de médecine. Ces auteurs remarquent, sur les parties atteintes, des taches nœviformes et notent une augmentation de la température locale. Ils se rallient au point de vue de la pathogénie à la théorie de la paralysie vaso-motrice du système capillaire sanguin. En 1874 paraît lâ thèse de

Massonaud « Essai sur la pathogênie nul de Vhyper* trophie unilatérale partielle ou totale du corps ».

La thèse de Duzea, soutenue en 1886 à la Faculté de Lyon, intitulée : Sur quelques troubles de développement du squelette dûs à des angiomes superficiels , fait jouer aux nœvi vasculaires et aux angiomes le rôle prépondérant dans la production de l’hypertrophie des tissus.

En 1887 est publié le travail de Wagner qui établit que l’affection se montre de préférence à gauche et aux membres inférieurs et qu’elle est plus fréquente dans le sexe masculin.

En 1888 paraît la thèse de Masmejean de Montpellier, qui fait une classification topographique des différentes hypertrophies.

En 1897 paraît la thèse de Leblanc qui traite longuement le problème de la pathogênie de l’affection ; il admet la thèse nerveuse qu’il perfectionne ; et pressent sans l’établir le rôle de la métamerie embryonnaire.

M. Duplay, à propos de deux cas personnels, fait une importante leçon sur l’hypertrophie congénitale, leçon publiée dans la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie 6 juin 1897.

Avec Partiel e de M. Combv dans le tome V des mala-

dies de l’enfance de Grancher, celui de M. Kirmisson dans son Traité des maladies chirurgicales , deux nouveaux cas de Galvani dans le n° de novembre 1898 de la Revue d’ Orthopédie, signalons l’important article de MM. Sabrazès et Cabannes sur l’hémihypertrophie faciale paru dans la nouvelle Iconographie de la Salpêtrière 1898, p. 343. Cet article est illustré d’une observation inédite.

Le dernier travail paru sur le sujet est celui de Kuss et Jouon Revue d’ Orthopédie 1899. « Note sur deux cas d’hypertrophie congénitale des membres » avec deux observations inédites.

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