I. — LA PERSONNALITÉ CHEZ LES ANIMAUX
Je crois au préalable devoir rechercher si la personnalité est le propre de l'homme; s'il est, en un mot, des animaux qui la possèdent.
La chose est certaine ou probable, mais seulement pour quelques animaux dits supérieurs, ou plutôt pour ceux dont Thomme fait ses compagnons : tel chien a parfaitement son individualité physique et morale, son maître ne le confondra pas avec un autre chien, et s'il parlait, nous saurions certainement que son intelligence ou sa moralité ne sont pas celles d'un autre chien.
En descendant Téchelle de la sociabilité, la valeur de la personnalité diminue : moindre pour le cheval ou le bœuf, sa notion devient obscure pour l'oiseau, douteuse pour Tinsecte et