‹ Hypnotisme, double conscience, et altérations de la personnalitéChapitre 39 sur 51 · Action de la médecme sur la circulation · texte numérisé non relu

Action de la médecme sur la circulation

dans le cerveau.

Ma deuxième proposition a trait à l'action que peut avoir la médecine sur la circulation dans le cerveau et par suite sur les fonctions de cet organe.

La compression des carotides a une action certaine sur la quantité de sang que reçoit Torgane central. En effet, Texpérience a démontré par les observations de Blaud de Beaucaire, de Merz et de Fevez que cette compression était un moyen excellent de faire cesser les accès de mi*graine et les convulsions des enfants. Albers d^ Bonn a réussi à modérer ainsi les attaques d'épilepsie. Trousseau (i) appuie la vérité de ces faits de son autorité et de sa haute expérience. Or, que sont les maladies sur lesquelles agit ainsi ce moyen purement mécanique ? Ce sont des maladies fonctionnelles du cerveau.

A côté de ce fait certain, il en existe d'autres qui peuvent être interprétés dans le même sens.

Tout le monde sait que l'on travaille moins bien, que les facultés intellectuelles sont moins nettes, pendant la digestion; or, à ce moment, l'équilibre général de la circulation est altéré par l'afflux plus grand du sang à Testomac, de là, une légère atteinte au fonctionnement des facultés.

(i) Trousseau, Clinique médicale de VHôteUDieUy 7» édit, Paris, i885.

Pendant le sommeil les tacultés intellectuelles fonctionnent, mais mal, leur équilibre est rompu ; si le sommeil est profond, elles fonctionnent très peu ou point; or, qu'est le sommeil, si ce n'est un état relatif d'anémie cérébrale ? Provoquer le sommeil par des manœuvres externes ou par des agents hypnotiques internes peut donc être un moyen d'agir sur la circulation du

cerveau.

L'expérience m'a démontré que le strabisme convergent chez les épileptiques provoque Tacces. Or, n'est-il pas probable que ce strabisme agit sur le cerveau d'une façon contraire à la compression de la carotide, en comprimant par la contraction de certains muscles moteurs de rœil les quelques veines qui retirent le sang de la base du cerveau et qu'on sait passer dans

l'orbite ?

L'électricité, le chaud, le froid, l'opium, le seigle ergoté, la digitale, le curare, l'attitude, rhydrothérapie, etc., sont ou peuvent être des modificateurs de la circulation. Il en est certainement nombre d'autres dont l'action peut être 'démontrée par l'expérience.

:tr Le médecin est donc dès aujourd'hui en pos-

ro: session de moyens nombreux qui peuvent agir

cta: sur la quantité du sang que reçoit le cerveau.

ù Et si mon hypothèse (qui, en ce qui touche

fe certaines fonctions, est une certitude) était

nie admise, Texpérimentation augmenterait bien vite

wj le nombre, la variété et Tefficacité de ces

i moyens.

Est-ce à dire pour cela que la médecine soit y en mesure de conjurer les innombrables alté-

rations fonctionnelles du cerveau ? Nous ne le j pensons pas, pour aujourd'hui, mais il est per-

mis de l'attendre de recherches faites dans le sens que j Indique.

Pendant les vingt-cinq années qui se sont écoulées, depuis 1857 jusqu'à 1882, le fond de la maladie est resté le même, mais il s'est fait peu à peu, surtout dans la durée respective des périodes, des modifications telles^ que si je ne les avais pas vues se produire^ je ne saurais comparer Pétat actuel de Félida à celui que j'ai observé chez elle, dans les premiers temps de mon étude.

Petit à petit et d'une façon pour ainsi dire insensible, la durée des périodes de condition seconde s'est accrue aux dépens de la vie normale et, vers i865, c'est-à-dire après dix ans environ, la vie de Félida était partagée en deux parties à peu près égales ; en même temps, la durée des périodes de transition pendant lesquelles la perte de connaissance est complète, s'était réduite à

quelques minutes, bientôt la durée des conditions secondes a été plus grande, partant, les pertes de connaissance plus rares et cet état (la condition seconde) a duré pendant des journées entières.

Après quinze à dix-huit ans de maladie (si c'est une maladie), j'ai pu observer que Félida était exactement dans la situation où elle était au commencement, avec cette différence que la condition seconde avait remplacé la vie normale^ et réciproquement.

Enfin, est venu un moment qui est l'état actuel, pendant lequel Félida a vécu, ou vit à peu près toujours en condition seconde et où Tétat normal, la vie normale avec sa perte de souv-enirs si caractéristique, n'apparaissent plus qu'après des intervalles de quinze jours à trois semaines et ne durent que quelques heures et où les périodes de transition, qui ne duraient que quelques minutes, se sont réduites à quelques secondes ou à une durée si inappréciable, que Félida, qui veut que son entourage ignore sa maladie, peut les dissimuler complètement.

Aujourd'hui, nous venons de le dire, mais

2î6 LA DOUBLE CONSCIENCE

nous tenons à y insister, l'existence à peu près entière de Félida se passe en condition seconde. Son mari, son fils et moi, seuls, le savons. Après quinze jours, un mois, deux mois, apparaissent de courtes périodes de vie normale précédées et suivies de transitions inappréciables. Leur apparition est quelquefois spontanée, mais elle est le plus souvent provoquée par une contrariété quelconque — les apparitions spontanées ont surtout lieu pendant la nuit.

Mais il est d'autres changements qui ont une certaine importance.

Si le lecteur veut bien se reporter aux premières années de la maladie de Félida, vers i858 (i), il se souviendra qu'à ce moment la vie ordinaire de Félida était tourmentée par des manifestations douloureuses des plus pénibles, et que son caractère était triste, même sombre et taciturne. J'ajouterai, je l'ai déjà dit, que cette tristesse, à un moment, a été telle, que notre malade a tenté de se suicider, tandis que, comme par opposition, les périodes de condition seconde étaient caractérisées par l'absence de douleurs

(i) Voyez page 63,

et par une grande gaieté. En un mot, Félida vivait, en même temps que deux existences, deux caractères absolument diflférents. Petit à petit, soit sous l'influence des années et des épreuves de la vie, soit pour tout autre cause, les conditions secondes qui , nous l'avons dit , sont devenues la vie à peu près entière, n'ont plus présenté ni gaieté ni liberté d'esprit, mais la gravité et le sérieux de toute personne raisonnable.

En un mot, aujourd'hui, un observateur non prévenu ne trouverait chez Félida ni une sombre tristesse, accompagnée de pénibles douleurs, ni une gaieté folâtre, mais constaterait chez elle un x:aractère sérieux et, au point de vue pathologique, nombre de douleurs hystériques; pour mieux dire , les deux caractères se sont égalisés et comme fondus l'un dans l'autre.

On le voit si, pendant les années qui viennent de s'écouler, il s'est produit dans l'état de Félida des changements considérables, le fond de sa maladie est demeuré le même.

Est-il permis de supposer que cette jeune femme guérira? Oui, sans doute; mais seulement; nous le croyons, au moment de la vie qui

approche pour elle où chez les femmes cessent d'habitude les manifestations de Thys* térie.

Mais comment guérira-t-elle ? Il est probable que cette guérison se fera par la disparition des états qu'elle nomme ses crises, lesquels ne sont autre chose que ses périodes d'état normal ou de condition première. Alors se passera chez Félida ce phénomène singulier que sa condition seconde, qui aujourd'hui est presque toute sa vie sera sa vie tout entière, et qu'ayant commencé son existence, jusqu'à l'âge de quinze ans, avec une personnalité, elle la terminera avec une autre, ayant eu, pendant une trentaine d'années, comme deux personnalités à la fois se partageant inégalement le temps.

Étrange problème dont la solution est bien difficile I Or, cette solution pourrait être demandée si Félida avait à encourir une responsabilité légale. Qu'arriverait-il, en effet, ou que serait-iil arrivé, si, alors que cette jeune femme avait ses deux vies à peu près égales en durée, elle avait commis un crime ou un délit dans sa ^condition seconde, et que pendant sa condition

première la justice lui en eût demandé compte ? Il est certain qu'elle l'eût absolument ignoré» Était-elle responsable ?

Sans revenir sur des détails déjà connus, je dois cependant insister sur cette absence de souvenir qui est le côté le plus saisissant de cette existence. On ne saurait croire — si Ton n'y réfléchissait sérieusement — les singulières péripéties que peut amener dans la vie ce partage en deux, provoqué par Tabsence du souvenir.

Chacun, en s'examinant soi-même, peut se rendre compte de Tétat d'esprit singulier dans lequel il serait s'il se voyait subitement enlever le souvenir du dernier mois qui vient de s'écouler ; la vie serait alors semblable à un livre auquel on aurait arraché violemment de loin en loin des feuillets.

Quel singulier effet ferait la lecture d'un pareil livre I

Telle a été et telle est encore Félida.

AU moment où est publié ce livre^ en 1887, Félida a quarante-quatre ans.

Son état est le même qu'en 1882. Les périodes de vie normale deviennent de plus en plus rares.

En août 1877, j'ai eu la bonne fortune de rencontrer aux eaux des Pyrénées un jeune malade atteint d'une névrose extraordinaire, dans laquelle la perte du souvenir joue un rôle très important.

Grâce à l'obligeance de sa mère, qui a bien voulu me communiquer le journal de la maladie de son fils, grâce à M. le docteur Rigal, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, grâce aussi à M. le docteur Ferrier de Pauillac, il m'est permis de publier les points les plus importants de cette singulière histoire.

J'exprime ici mes remercîments à M"^ X..., qui a bien voulu me communiquer ses notes confidentielles; sans elle, cette relation était

presque impossible. M"*'X... a très bien compris le but élevé que se propose la science.

Albert X... est âgé de douze ans et demi ; il est d'une bonne constitution et grand pour son âge. Il appartient à une famille honorable et distinguée; il est très intelligent et a reçu d^un précepteur un commencement d'instruction sérieuse. Entouré de personnes pieuses, ses sentiments religieux ont été très développés, et vu le rôle important que jouent dans cette maladie les phénomènes intellectuels, vu Page du malade, ce développement ne saurait être passé sous silence.

Albert X... avait environ cinq ans lorsqu'il a été pris sans cause connue et sans antécédents héréditaires appréciables de quintes de toux nerveuse apparaissant régulièrement trois fois par jour; les médecins qui Pont soigné les ont considérées avec raison comme des accidents choréiques ; aucun antipériodique ne put jamais modifier ni leur intensité ni leur mode d'apparition.

Jusqu'aux premiers jours du mois de janvier 1875, cet état, bien que pénible, n'avait pas préoccupé la famille du jeune Albert, lorsque,

NOUVEAU FAIT d' AMNÉSIE PÉRIODIQUE 22 J

le 5 de ce mois, un accès de toux spasmodique plus violent que d'habitude étant survenu, le médecin de la famille tenta Péthérisation du malade; la période d** excitation dépassa toutes les bornes, sans que la résolution musculaire pût être obtenue. Les phénomènes nerveux furent exaspérés , les accidents choréiques du larynx envahirent d'autres groupes musculaires et se compliquèrent de convulsions, de para* lysies diverses, allant jusqu'à la perte de la parole ; à cet état s'ajoutèrent des phénomènes intellectuels, tels qne des peurs imaginaires et des hallucinations terrifiantes.

Il ne paraît pas que le jeune Albert ait eu des pertes de connaissance complètes, dans le sens ordinaire du mot.

En même temps, la famille est frappée de ce fait qu'Albert a complètement perdu la mémoire du passé; de plus, il ne sait ni lire, ni écrire, ni compter; il cause mal; il a complètement oublié tout ce qu'il savait, tout ce qui lui a été enseigné. Il ne reconnaît plus les personnes qui l'entourent, sauf son père, sa mère et la religieuse qui lui donne des soins.

Après quelques jours, vers la fin de janvier^ les phénomènes convulsifs et paralytiques avaient disparu ; du reste, dans leur intervalle^ Albert montait à cheval, sortait avec ou sans son père, et vivait de la vie ordinaire ; mais la mémoire n'est point revenue.

Enfin, après environ vingt jours de cet état bizarre, le voile se déchire, et l'enfant est surpris par le retour du souvenir. Il a la notion entière du passé ; il sait lire, il peut écrire.

Je n'insisterai pas sur le détail des nombreux phénomènes qui ont leur origine dans' le désordre du système nerveux; je dirai seulement qu'à cet état s'ajoute une exaltation religieuse d'une grande intensité.

Le 2 février, après un très court intervalle de santé parfaite, les accidents reparaissent ; quelques mots les résument : paralysies et contractures diverses accompagnées, comme dans la période précédente, d'une grande exaltation religieuse et de terreurs; en même temps la mémoire disparaît encore, sans reparaître entre les accidents nerveux, qui arrivent toujours périodiquement, chaque jour, à cinq heures du soir.

Cet état complexe dure, cette fois, jusqu'à la fin du mois de mars.

Et c'est seulement à la fin de ce mois que reparaît la mémoire dont l'éclipsé a été beaucoup plus longue que dans la précédente période morbide. Cette fois le souvenir est revenu graduellement, et, le 27 mars, la mère inscrivait dans son journal lai guérison complète de son fils.

Depuis cette date jusqu'au lo novembre, Albert X... a vécu de la vie ordinaire.

Le 10 novembre 1876 reparaissent les accidents hystériques ou choréiques avec leur périodicité bien connue, paralysies, hoquets, toux, suffocations, tics, aboiements, terreurs, etc.

Le 12, la mémoire disparaît.

Vers le milieu de décembre, Tenfant perd, pendant ses accès, la vue, la parole et louïe, et les phénomènes choréiques et j'hypéresthésie acquièrent une telle intensité que, d'après la mère, le moindre contact produit l'effet d'une décharge électrique; malgré ces phénomènes, qui arrivent toujours périodiquement, l'enfant peut, dans les intervalles, vivre de la vie ordinaire : monter à cheval, conduire une voiture

AZAM. i3

et causer avec intelligence et lucidité, sans cependant avoir recouvré la mémoire. Celle-ci a disparu le 12 novembre et ne reparaît que le 19 décembre; à ce moment, elle revient tout à coup complète et entière, et la période morbide est terminée.

Le quatrième accès de cette singulière maladie débute deux mois après, le 22 février 1877. Il est en tout semblable aux précédents, sauf l'apparition pendant les manifestations périodiques de douleurs nerveuses dans les entrailles, qui font horriblement souffrir le malade. Ainsi que dans les trois périodes précédentes, la mémoire a disparu dès les premiers jours pour ne reparaître que le 19 mars. « Ce jour-là, dit le journal de M"« X-.., Albert a recouvré toute sa mémoire et sait tout ce qu'il avait appris. >^

Depuis ce moment jusqu'en novembre 1877, la santé du jeune Albert s'est maintenue ; mais, cédant à de sages conseils, sa famille lui fait suivre un traitement hydrothérapique, en attendant les modifications qu'amène la puberté dans l'organisme, modifications sur lesquelles il est très sérieusement permis de compter.

En résumé, Albert X... est atteint d'une névrose générale de l'ordre de l'hystérie, laquelle, bien que rare chez l'homme, y a été cependant maintes fois observée; aux manifestations singulières de cette névrose s'ajoutent des accidents de chorée et enfin des troubles plus rares qui portent sur la mémoire. Je n'insiste que sur les phénomènes de ce dernier ordre 3 eux seuls ont, en efifet, une importance considérable, particulièrement au point de vue psychologique, les autres manifestations morbides, malgré la singur larité de leur expression, étant connues de tous.

Quatre fois, en deux ans et dix mois, Albert X... a présenté des périodes morbides, dont la moindre a duré près d'un mois. Quatre fois il a perdu complètement la mémoire, et ce phénomène d'amnésie a duré tout le temps des périodes, tandis que des accidents nerveux d'un autre ordre étaient franchement intermittents.

Aujourd'hui (novembre i883), le jeune Albert X..., âgé de dix-neuf ans et complètement guéri, a une personnalité parfaite.

L'accident singulier que je rapporte n'était,

chez ce jeune homme, qu'un épiphénomène

d'un état général dérivé de la chorée. On sait les singuliers accidents que cette névrose, proche parente de l'hystérie, peut provoquer.

Il est certain que, comme chez Félida, Tamnésie a été chez Albert un mode d'expression de la diathèse qui domine sa constitution.

L'amnésie d'Albert X... n'était pas semblable à celle de Félida; elle était plus complète, plus profonde; Albert perd, en effet, le souvenir de tout ce qu'il avait appris et des idées dites générales. En cela il est semblable à la dame américaine de Mac-Nish. Cependant, il n'a jamais eu les apparences du dédoublement de la personnalité. — Je ferai observer qu'il n'a pas oublié certaines notions dans lesquelles l'habitude entre pour une très grande part. ^Ibert sait toujours monter à cheval, conduire une voiture ; enfin il n'a jamais oublié ses prières, ni le moment de les dire ; sa mère m'a tout spécialement signalé cette circonstance.

Au sujet de la lecture, j'ai à faire une remarque : dans les retours du souvenir du jeune Albert, cette notion est revenue tout d'un coup, entière et parfaite. Pendant l'amnésie, l'enfant

NOUVEAU FAIT d' AMNÉSIE PÉRIODIQUE 229

ne voyant dans les caractères imprimés ou écrits que des signes sans valeur, tout à coup leur ensemble a eu un sens pour lui.

J'ajouterai que la mère d'Albert est la seule personne qu'il ait toujours reconnue pendant son amnésie, dans son entourage, il reconnaissait son père ou l'un ou l'autre de ses frères ou soeurs, mais pas toujours les mêmes. Tantôt il reconnaissait une levrette qu'il aime beaucoup, tantôt, ayant oublié son existence, il la transformait, grâce à des hallucinations de la vue, en un monstre épouvantable.

Si les lésions de la mémoire que j'ai observées chez Félida X... et chez Albert X... sont d'une grande rareté, la diathèse qui les a produites est assez connue ; cependant elle ne l'est pas encore assez pour qu'il soit permis de s'arrêter dans son étude. J'ai la confiance que l'analyse bien faite des futurs faits de cet ordre perfectionnera leur thérapeutique. Ce désir n'est pas superflu, car il faut reconnaître que le traitement des accidents de cette nature est entouré d'un vague qui laisse une prise déplorable au charlatanisme de tout genre.

Littré définit la personnalité : Ce qui fait qu'une personne est elle, et non pas une autre.

Mais cette définition générale s'applique à la personne tout entière, soit physique, soit morale; en effet, un individu diffère d'un autre, et par ses traits, son âge et sa taille, et par son caractère, son intelligence et ses mœurs.

Or, dans les lignes qui suivent, je n'ai l'intention d'étudier que la personnalité qui n'est pas physique ; elle sera intellectuelle ou morale, le qualificatif importe peu.

Page 1