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LA MAGIE CHEZ LES ANCIENS GRECS, LES HÉBREUX, ETC

Nous retrouvons les mêmes faits chez les peuples anciens. On trouve des médiums et des magiciens chez les Scandinaves et les Teutons. Leurs rois, d'après Sasson, Jean et Olaus le Grand, usaient d'arts magiques à la guerre. Tacite dit que les

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femmes germaines excellaient dans la magie et les arts divinatoires. t

La magie a été pratiquée par les peuples de l'antique Orient, Chaldéens, Assyriens et Persans, dont les prêtres et mages (du zend mah, prononcé mag et voulant dire grand), s'occupaient d'astrologie et de sciences occultes. D'après Strabon, ces prêtres cherchaient à découvrir l'avenir et à influer sur le présent par trois méthodes : 1° évocation des esprits ; 2° consultation des tables, tasses, -etc. ; 3° usage de la vision au verre d'eau, de trépieds mobiles et d'autres pratiques encore usitées.

Chez les Hébreux, Samuel fonda un séminaire de prophètes à Rama. Être fou ou névropathe était alors un titre pour passer prophète, et Saùl fut reconnu comme tel lorsqu'il se mit tout nu. Le premier livre de Samuel nous montre des bandes de faux prophètes parcourant les campagnes, mangeant des ordures et se tailladant les mains. Dès Jéroboam II, sept siècles avant notre ère, le prophétisme prit une importance croissante. En ces temps on interrogeait les prophètes comme aujourd'hui les somnambules et comme chez les Grecs et les Romains les oracles.

Les gouvernements del'ancienne Grèce envoyaient consulter l'oracle de Delphes en toute affaire grave. Les Romains y avaient aussi recours, manquant d'oracle national. Les oracles anciens employaient la médiumnité au verre d'eau. Près de Tlémessée

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était an temple d'Apollon, où les consultants voyaient dans l'eau d'un puits la réponse à leurs demandes. Selon Apulée, qui se réclame de Vairon, l'issue de la guerre de Mithridate fut prédite aux habitants de Tralles par un enfant regardant dans un vase rempli d'eau. D'autres oracles grecs donnaient leurs réponses au moyen de songes (oniromancie) ; tels ceux d'Amphiaraus, de Pasiphée, de Calchas. Ceux d'Esculape à Epidaure, et aussi à Rome, étaient consacrés à la guérison des maladies, comme aujourd'hui le sanctuaire de Lourdes.

On sait que la prêtresse de Delphes parlait diverses langues au moment de l'inspiration, tout comme nos médiums. L'oracle d'Ammon parla grec à Alexandre ; Mys reçut de l'oracle d'Apollon une réponse en son idiome larien ; d'autres oracles grecs répondaient aux Barbares dans leurs propres langues.

On trouvait aussi des oracles en Italie, bien que l'usage étrusque des augures, aruspices, livres sibyllins, en diminuât le rôle. Sans compter ceux de la grande Grèce, on peut citer ceux de Mars dans les Abruzzes, de Faunus à Tivoli et sur le rnonl Aventin, de Géryon à Albano, d'Hercule à Tivoli et à Rome, de Jupiter à Terracine, de la Fortune à Préneste et Antium. Dans certains de ces temples, les réponses s'obtenaient au moyen de sortes ; dans d'autres c'étaient les statues et les

MÉDIUMS ET SOBCIERS ill

images mêmes des dieux qui répondaient de vive voix aux demandes (oracles autophones).

Les Romains se servaient beaucoup d'augures et d'aruspices consultant les entrailles des victimes ; mais les consultations les plus solennelles, auxquelles on ne recourait qu'en cas grave, se faisaient au moyen des sibylles.

Apollonius de Thyane, qui vécut au premier siècle de notre ère, est la grande figure de la théurgie antique. Il était vraiment doué de double vue. Un jour, étant à Alexandrie, il annonce à Vespasien l'incendie du temple de Jupiter au Capitole, survenu à Rome le jour précédent. Accusé de conspirer contre Domitien en faveur de Nerva et traîné devant le tribunal impérial, il se défend brièvement, puis disparaît soudain devant toute la cour. Le fait eut lieu vers midi et, avant le coucher du soleil, Apollonius se trouvait à Pouzzoles chez ses disciples Démétrius et Damis. Une autre fois, philosophant sous les portiques d'Ephèse, il baisse tout d'un coup la voix, comme épouvanté, et s'écrie : « Frappe le tyran ». Quelques jours après on apprenait le meurtre de Domitien, survenu au moment même de la vision d'Apollonius.

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