FAITS JUDICIAIRES
D'autres communications prouvent l'identité des esprits en révélant des faits ignorés et d'une grande importance judiciaire.
Le fils du Dr Davey meurt en route sur lenavire où il s'est embarqué pour revenir chez lui. A l'arrivée à Londres, le capitaine informe le père de la mort de son fils et lui remet vingt-deux livres sterling, qu'il dit avoir trouvées dans la poche du défunt. Quelque temps après, ce dernier se communique typtologiquement à son père à une séance spirite, et il lui apprend qu'il est mort empoisonné par le capitaine, laissant soixante-dix livres et non pas vingt-deux, ce qui fut prouvé judiciairement.
On apporte un jour au médium Powel Boston une feuille de papier, sur laquelle une dame absente à la séance a écrit un nom. A peine le médium s'est-il appliqué le papier sur le front (c'était son moyen de rapport avec les esprits), qu'il pâlit soudain, prend la main d'une personne et s'écrie : « Dites à Hatie (nom de la dame qui avait écrit le papier) que ce fut non pas un accident ou un suicide, mais un vil assassinat, commis par mon mari. Il existe des lettres qui le prouvent. Je suis mistress Salie Laner ». C'était le nom, écrit sur le papier, d'une dame tuée quelques jours auparavant d'un
coup de fusil dont on n'avait pu trouver l'auteur. Peu de jours après, le mari meurtrier était arrêté.
Un certain Jack communique typtologiquement qu'il a une dette de trente-cinq dollars et une créance de quinze chez le cordonnier A..., et le fait est confirmé en justice.
Un homme est trouvé mort avec d'autres habits que les siens. Dès la nouvelle, une fille du défunt tombe en léthargie et déclare à son réveil qu'on a tué son père et enlevé ses habits contenant une certaine somme. Le mort avait donc communiqué un fait connu de lui seul.
Brofferio cite maints cas de révélation en rêve du lieu où est cachée une somme d'argent ou un papier vainement cherchés.
Saint Augustin conte un cas semblable : « Lors de mon séjour à Milan j'ai su qu'après la mort de..., on vint présenter à son fils une promesse de paiement signée du défunt, dette que ce dernier avait payée avant de mourir. Le jeune homme s'affectait de cette dette non mentionnée dans le testament et dont il ne pouvait trouver la quittance, quand une nuit son père lui apparaît en songe et lui indique l'endroit où elle était conservée : ce qui permit de confondre le voleur. »
Machisch cite un cas tout à fait analogue et bien curieux. M. R..., de Bowland, est sommé en justice de payer une somme importante, déb mirsée jadis
par son père mort, et dont il ne peut retrouver le reçu dans les papiers de succession. Il allait être obligé de payer la somme, quand son père lui apparut en songe et lui dit : « Les papiers relatifs à cette affaire sont aux mains du procureur M..., aujourd'hui n'exerçant plus et retiré à Suveresk, près d'Edimbourg. Au cas où il l'aurait oublié, rappelle-lui une petite discussion au sujet d'une monnaie portugaise ». R..., se rendit à Suveresk, y trouva le procureur très vieilli, à qui l'histoire de la monnaie rappela tout; le papier fut trouvé et le procès gagné. Il n'y a ici ni télépathie, ni cryplomnésie.
Mme de Morteville, veuve du ministre de Hollande à Stockholm, allait être condamnée à acquitter une dette payée par son mari mort, quand celui-ci la sauva en lui indiquant en rêve l'endroit où était le reçu perdu. Swedenborg, célèbre pour ses relations avec le monde invisible, et qu'elle avait déjà consulté au sujet de cette affaire, lui dit avoir reçu en rêve la visite de son mari lui annonçanl qu'il allait éclairer sa femme par une vision.
Le baron de Korff, mort en 1867, avait laissé un testament que l'on ne pouvait retrouver. Il ne le fut que quelques mois après, grâce au prince de Wittgenstein, dont une lettre fit connaître une communication spirite du défunt indiquant la cachette du testament. Ernesti, Kerner, Party mentionnent d'autres cas semblables.